FRAGMENT DRAMATIQUE
LE PREMIER HOMOLOGUE DU St FÉVRIER.
L'intériaru d'une mlsérabta chiamlèie dana lai Alpei. — 11 att nuit.
— La acèua o'ut éclairéa qua par nna marse lautema potée int un «acabaan. — Teat tonoidablB, pluie, écUin al loncacia.
GERTBODB, icDle. eialia dennl un na».
Onze heures!... Et Conrad qui n'est pas de retourl Cependant 11 s'est mis en route au point du jour...
— Quel vent rude I On ne sait s'il pleure ou s'il ricane. Comme 11 bat le vieux roc où tient cette cabanet Quelle ragel On crolr^t qua le bras d'un démon
Le veut lancer, ce roc, à la tête du mont;
Comme autrefois Conrad osa lancer la hache
Au Iront de son vieux père. .. Ah I ce sang qui nous tacbe.
Ne peul-ll se laverl... Doit-il toujours crier!...
C'est juste à cette époque... Ont, c'est en Février
Que du vieillard on a fendu la tête blanche...
— Oùdoncestmonmariï Pourvu qu'une avalanche
Ne l'ait pas entraîné!... je n'attends que malheur.
Je ne rêve que mort et deuil. — J'ai froid, j'ai peur...
— FantOroe dn vieux père errant dans les tempâtes,
mosaïque. 330
Ta malédiction s'accomplit sur nos tâtes.
Pas UD morceau de palu dans toute la maison!
Dans ce poeie en ruine, hâlasl pas un tisoni
Hlen que la pauvreté, la Faim— oui. la faim blême 1
On ne trangresse pas en vain le quatrième
Des saints commandements. — Qu'est devenu ce flîa
Dont l'enfance un instant nous consola jadis T
Tout jeune U s'est enfui de ce sanglant repaire,
Meurtrier de sa sœur, et maudit par un père
Sur lequel pèse aussi la malédiction...
Race prédestinée à la damaationl —
Jésus I ma pauvre tête est ce soir bien morose. Je suis souvent ainsi... Bahl chantons quelque chose. On prétend que chanter donne du réconfort, Lorsque la conscience a l'aiguillon trop fort.
( £ll« skaBM. }
D'où vient le sang qui rougit ton épéeT Edgar, Edgarl — J'ai tué le vautour Qui dévorait les ramiers de la tour.
C'est de son sang que ma lame est trempée...
La vilaine chanson I... Dieu, c'est justement l'air Que fredonnait Conrad en aiguisant le fer... Horreurlquelestcebruitî... On frappe à la fenêtre... Quoil si tard?. ..Il faut voir. .C'est mon mari, peut-être. — Non. Cest un vieux hibou q^i s'attache auxbarreaux. Et dont les grands coups d'aile ébranlent les carreaux. Comme ^1 a peur I sansdoute,ll veut fuir la tempête. Demandez-moi pourquoi cette sinistre bAte Plonge ainsi dans mon œil l'éclat de son œil rondi Est-ce & moi qu'elle en veut?— Ces oiseaux-là, dit-on. Alors qu'un être humain va devenir cadavre, Viennent le pénétrer d'un regard ^i le navre...
■340 POÉSIES POSTHUHtS.
Ehblen, BoIt: quejemeure.ll est temps, mon vieux corps
D'aller te reposer au fh>ld pays des Morta.
— HourirT Non ! non I plus tard.— Comme l'oo devient sombre
Lorsque l'on rêve au bruit de l'ouragan dans l'ombre I
ChfuisoDS de ma jeunesse, surlez-vous le pouvoir
De soustraire mon ftme k ce vertige noir?
(Ella cbnDt*. )
Le paysan n'est pas un gentilhomme.
Le paysan n'est rien qu'un paysan.
Pour son labeur, la plus chétlve'fomme Doit lui paraître un gain satisfaisant.
Le paysan n'est pas un gentilhomme, Le paysan n'est rien qu'un paysan.
Le paysan, s'il possède une blouse.
Doit se trouver assez riche en habits.
S'il peut cueillir les fleurs de la pelouse. Il ne doit pas envier les rubis.
Le paysan, s'il possède une blouse Doit se trouver assez riche en habits.
<:et air est monotone et triste comme un psaume. Ma voix sourde ressemble à la voix d'un faatCme... LeFantamel...Où trouver des charmes contre lui I,.. ilélasl le chant pour moi ne peut rien aujourd'hui.
( On t'ippB codenieiit t 1> port.. )
— Ahl qu'est cela7 qui frappe ainsi? Dleume-pr«tégel SI c'était le vieillard 1...
(EU« bMM, ell* iMuK.)
Je frissonne... Ouvrirai-jeî...
Allons, du cœurt Le feu du ciel'b'est pas sur moi.
[EU* n Ta» 1> pnrts. )
(Test moa mari, sans doute... Ouvrons...
(EII*ÉOST«tt.)
ËDfinl c'est toil