‹ Poésies posthumesChapitre 77 sur 125 · LES RHAPSODIES DO VIDAHE. S · texte numérisé non relu

LES RHAPSODIES DO VIDAHE. S

n me fant mille efforta pour comprimer l'envie

De te bien embrasser, 6 ma céleste Tle!

Je me tiens, Je me tais. ■ . — ToUant — non pour tes jreux

L'excès de mes bonheurs... savourant de mon mieux

Un vaste enivrement de gloire Intérlenre,

Et ne concevant pas de volupté meilleure.

Hélas! rbeure le vent : je pars — et le premier. Hais ton magique amour m'a rerait tout entier. Hais, plein de toi, la nuit ne me parait plus sombre. D'adorables lueurs m'escortent parmi l'ombre. Et je marche imprégné de l'air de ta beauté. Et j'emporte avec mol ton électricité.

Dans mes sens, ton parler, tes regards, tes sourires, Flottent, reflets divins, chantent comme des lyres. Je vais transfiguré, renouvelé. Mon corps A de nobles nerveurs, d'harmonieux ressorts. 11 est sûr ( û vraiment lyrique extravagance ! ) Que j'ai pris comme un bain de suprême élégance, Que je suis dégagé de mes vulgarités, Et tout à fait pétri d'angéliques fiertés. Ha nymphe, tu connais ce vent d'apothéose Qui nous Investit rftme et la fait grandiose. Quand nous venons d'ouïr Mozart ou RossinI, Ou de lire les vers d'un preux de l'infini. Eh bien, ce qui m'enlève est plus immense encore. C'est un ptusgrand coup d'aile, un hymne plus sonore... le vibre enveloppé par ce souŒe vainqueur; Bt d'Instants en instants, pour alléger mon cœur. Je confie à la nuit ce cri de joie extrême : — Qu'elle est belle et charmante! et grande t...Obl quejeralmel...

Toi senlel C'est écrit. Toi seule! rien que toit Nul autre n'a régné, ne régnera sur mol.

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Personne «Tant, personne après. Jam&ls personne. Hais vivral-je après toJî — De terreur, je frissonne. Quand je vfena & songer ft la honte, au remords, Qui me pénétreraient tout entier, &me et corps. Si j'accordais aux solfo que ma jeunesse endure Va seul apaisement Infidèle et parjure!

J'anéantirais là — je le pressens trop bien — Notre bonheur... le mien plus encor que le tient

Mais nn charme est sur mol — lequel si fort me lie. Qu'il me rend impossible une immonde folie.

L'idée, 6 mon beau lys, de toucher seulement Ta robe — de presser ta main un seul moment - Cette idée, entends-tu7 pour mon ftme recèle Un bien si merveilleux qu'elle supprime celle De toute ?oluplé sans mesure et sans fin Aux bras d'une autre fée, en nn séjour divin.

Que de fols, à tes pieds, deTlsant dans la fête De nos belles amours — je t'ai dite parfaitel Mais parfaite en tous points, sans l'ombre d'un défaut! Bh bien 1 — cette louange — en conscience, il faut Que je la modifie ; elle n'est pas exacte. Sur ce point capital. Ici, je la rétracte. Dame, qui possédez cent belles qualités. Je vols une pénombre au sein de vos clartés. — Toi, dont la beauté pure, admirable, céleste. De l'éternel Artiste est l'œuvre manifeste; Qui reflètes ensemble, en la carnation,

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