CHANT IV
Mais les vieillards oui parlé au peuple... < Peuple, uu grand malheur est «rrivé!... La fille d'Helcias, l'épouse de Joachim, Suzanne, est adultère!..
Nous l'avons Tue!... La loi !... > te p«iple, toujours crédule, dupe da leur fausse vertu, d'ailleurs toujours prompt à haïr ce qu'il est forcé d'admirer, s'assemble en tumulte devant la maison... Les vieillards arrivent ; les esclaves menacent; mais Ifs vieillards disent qu'il» apportent des paroles de paix. Ils entrent et demandent à lui parler seuls. Sans répondre, elle fait signe à son esclave de la laisser. Ils commencent par la vile mrnace: < Ton supplice est prêt. Il dépend de toi... > Elle reste immnbili, les yeux baissés, et sans rien dire... Le second rcf.rend: <Tu seras la plu: heureuse des femmes... > Elle ne dit rien et reste immobile... Il s'emporte... < Nous nous vengerons sur tout ce qui l'est cher. Joachim périra. ..> Elle tremble. «Oui, Joacliim périra, > s'écrient-ils tous deux enseuible. Alors elle lève la lêle. Ses yeiix se fixent au ciel ; elle se lève, et, muclte, passe dans un autre appartement... Ils sortent... « Ma sœur, je vais mourir... Dis à Joacliim... 0 Joachim !... > Ilclcias arrive tout couvert de cendre ef te lambeaux... Il embrasse sa fille... Il vient d'apprendre... Mais il sait Hu'elle ne saurait èlre coupable... «Je ne veux que me traîner jusqu'i la porte de tes persécuteurs ; je veux y mourir en les maudissant... Que ma ilernière voix leur soit amére encore... ; qu'ils entendent ma mort... ; que la prochaine aurore présente mon cadavre à leurs yeux effrayés, et qu'ils ne sortent point sans me fouler aux pieds... >