BYZANCE
Byzance, mon berceau, jamais tes janissaires Du musulman paisible ont-ils forcé le seuil ? Vont-ils jusqu'en son lit, nocturnes émissaires. Portant l'épouvante et le deuil?
Son harem ne connaît, invisible retraite, Le choix, ni les projets, ni les noms des visirs. Là, sûr du lendemain, il repose sa tête, Sans crainte au milieu des plaisirs.
Oue cent nouvelles lois qu'une nuit a fait naître Déjuges assassins un tribunal pervers, Lancent sur son réveil, avec le nom de traître, La mort, la ruine, ou les fers.
Tes mœurs et ton Coran sur ton sultan farouche Veillent, le glaive nu, s'il croyait tout pouvoir. S'il osait tout braver, et dérober sa bouche Au frein de l'antique devoir.
Voilà donc une digue oîi la toute-ptiissance Voit briser le torrent de ses vastes progrès I Liberté qui nous fuis, tu ne fuis point Byzance ; Tu planes sur ses minarets !
ÎY.
J'ai vu sur d'autres yeux, qu'amour faisait sourire.
Ses doux regards s'attendrir et pleurer, Et du miel le plus doux que sa bouche respire Un autre s'enivrer.
Et quand sur mon visage un trouble involontaire. Exprimait le dépit de mon cœur agité Un coup d'œil caressant, furtivement jeté, Tempérait dans mon sein cette souffrance amére.
Ah ! dans le fond de ses forêts.
Le ramier, déchiré de traits ,
2o4 OUES.
Céinit au moins sans se conli'aindn ; Et le fugitif Actéon, Percé par les traits d'Orion, Peut l'accuser et peut se plaindre.