A LOUIS DAVID, PEINTRE
Reprends ta robe d'or, ceins ton riche bandeau,
Jeune et divine poésie :
Quoique ces temps d'orage éclipsent ton Oambeau „ Aux lèvres de David, roi du savant pinceau.
Porte la coupe d'ambroisie.
La piitrie, à son art indiquant nos beaux jours,
A confirmé mes antiques discours :
Quand je lui répétais que la liberté mâle
Des arts est le génie heureux ; Que nul talent n'est fils de la faveur royale; Qu'un pays Ubre est leur terre natale.
Là , sous un soleil généreux , Ces arts, fleurs de la vie et délices du monde.
Forts, à leur croissance livrés.
Atteignent leur grandeur féconde, La palette offre l'âme aux regards enivrés. .
* Celte pièce el la suivante ayant éle publiées du vivant d'André Chéaier nous les imprimons ici séparcmenl, pi ur inilor l"iiies contestatioDi 8ur la propriété des oeuvres poslliuuics-