‹ Poésies (volume 2)Chapitre 100 sur 208 · CE QU'IL FAUT TAIRE. Î · texte numérisé non relu

CE QU'IL FAUT TAIRE. Î

Enfin cet éventail de Chine , Êmaillé de mainte couleur, Sur votre bouche purpurine Représenterait, j'imagine, Un papillon sur une fleur.

Mais je redoute une escarmouche; Car , sur le tapis du salon , Je vois un petit pied farouche Piétiner dans cette babouche , Que jalouserait Cendrillon.

Épargnez-moi , je vous en prie.

Vous voyez que je ne dis rien , Rien même du nom de Marie, Qui n'est pas une flatterie ; Cœur pieux , il vous va si bien !

Et c'est tout cela qu'il faut taire Si Ton craint de vous offenser?

Eh bien ! nous en ferons mystère ; Soumis à votre joug austère , Nous nous tairons... pour y penser.

Non ! la vérité me tourmente ,

Dût-elle vous mettre en courroux.

Dans mes vers il n'est rien qui mente ;

En trois mots : — a Vous êtes charmante ! »

Et si vous l'osez , fâchez -vous!

LA

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