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PROMENADE EN SEPTEMBRE

A MARIE DÉSIRÉE

Vois comme ii fait beau ce soir !

Viens t'asseoir Avec moi sur la colline, D'où le val et les coteaux

Sont si beaux Aux feux du jour qui décline.

Penserait- on que les cieux

Pluvieux Ont inondé la nuit sombre , En voyant briller si pur

Cet azur Sans nuages et sans ombre ?

Tel plus d'un être souffrant

Va montrant Au jour des lèvres rieuses, Qui , dans la nuit retiré ,

A pleuré

Des larmes silencieuses.

Viens! le zéphyr attiédi

Du midi A séché l'herbe et la mousse; Partout s'exhale des prés

Diaprés Une senteur fraîche et douce.

Le soleil, en se penchant

Au couchant, Colore d'un reflet rouge Les coteaux , les peupliers ,

Les halliers, Où nul feuillage ne bouge.

Il dore de chauds rayons

Les sillons De la colline verdie ; Ses clartés sur les vitraux

Des hameaux Brillent comme un incendie.

Quel calme délicieux- Sous les cieux!

Quels doux parfums dans la plaine !

11 me semble t'aimer mieux , Dans ces lieux ,

Où mon âme est plus sereine.

Quoi ! déjà l'ombre s'étend En montant

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