‹ Poésies (volume 2)Chapitre 39 sur 208 · A MA MÈRE · texte numérisé non relu

A MA MÈRE

Dans la solitude brûlante

Quand l'Arabe dresse sa tente ,

Il connaît , sous des deux d'airain ,

L'asile d'ombre et de verdure

Où Dieu garde une eau toujours pure ,

Sur la route du pèlerin.

Là s'arrête la caravane ,

Sous le palmier, sous le platane,

Près de la source aux fraîches eaux ;

De l'oasis l'hôte sauvage

Bénit l'arbre épais qui l'ombrage,

L'onde où s'abreuvent ses chameaux.

Le monde n'est-il pas semblable A ces déserts où , sur le sable Qui roule ses flots courroucés ,

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