A MA MÈRE
Dans la solitude brûlante
Quand l'Arabe dresse sa tente ,
Il connaît , sous des deux d'airain ,
L'asile d'ombre et de verdure
Où Dieu garde une eau toujours pure ,
Sur la route du pèlerin.
Là s'arrête la caravane ,
Sous le palmier, sous le platane,
Près de la source aux fraîches eaux ;
De l'oasis l'hôte sauvage
Bénit l'arbre épais qui l'ombrage,
L'onde où s'abreuvent ses chameaux.
Le monde n'est-il pas semblable A ces déserts où , sur le sable Qui roule ses flots courroucés ,