L'OASIS
L'homme, créature légère, Dresse une tente passagère Sur la poudre des temps passés.
Parmi la caravane humaine, Qui suit la route où Dieu la mène Sous les feux d'un ciel dévorant, Chaque fois que je prends ma course, Je songe au palmier, à la source , L'espoir du voyageur errant.
Ton cœur, ô ma Mère chérie!
Voilà mon oasis fleurie , Source de sagesse et d'amour A se répandre toujours prête , Palmier qui protège ma tête Contre la vive ardeur du jour.
Je yeux garder mon doux ombrage.
Toi , qui commandes à l'orage,
O Dieu ! défends l'arbre aux fruits d'or !
Soleil , qui dévores la plaine ,
Ne dessèche pas la fontaine
Où je veux m'abreuver encor !