‹ Poésies (volume 2)Chapitre 63 sur 208 · L'ASILE · texte numérisé non relu

L'ASILE

Ont inspiré les coeurs de ces humbles adeptes, Qui recueillent l'enfant du pauvre demi-nu , En disant à chacun : — « Entre et sois bienvenu. Cet asile est le tien. D'abord, d'une voix haute , Commence par prier le Seigneur Dieu ton hôte. C'est lui qui t'a créé; l'aimer est ton devoir; Bénis-le pour qu'un jour il t'admette à le voir. Aime aussi tes parente ; pour être un jour bon père , Il faut être bon fils; tu le seras , j'espère. Puis nojis travaillerons. Le travail , c'est la loi 1 Sois donc sage , apprends bien. Quelle gloire pour toi Quand , devenu plus grand , travailleur économe , Tu gagneras ton pain toi-même et seras homme ! Ton père qui , pour toi , se fatigue aujourd'hui , Sera vieux ; deviens apte à travailler pour lui. »

Ainsi dans leur bonté , pour se faire comprendre,

Au niveau de l'enfant ils aiment à descendre ,

Puis d'un pas insensible avec lui s'élevant ,

A la hauteur de Dieu font remonter l'enfant ,

Et l'enfant comprend Dieu 1... C'est que l'âme enfantine

Depuis si peu de temps sort de la main divine,

Que , dans son enveloppe , elle doit retenir

Du ciel qui la créa le vague souvenir.

Sa vie est sans péché , son visage sans ride.

L'ange qui, de là- haut, la surveille. et la guide,

D'aucun crime commis ne ressentant l'affront ,

Jamais avec douleur ne s'est voilé le front.

Enfants, conservez bien le dogme salutaire,

LES

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