‹ Poésies (volume 2)Chapitre 70 sur 208 · LA COLONIE DE METTRAY · texte numérisé non relu

LA COLONIE DE METTRAY

Vous avez triomphé de vos instincts pervers.

Tout le temps que Mettray vous a servi d'asile

Vous vous êtes montré doux , actif et docile.

Guidé par nos conseils que vous avez suivis,

D'un brave laboureur vous devenez le fils.

C'est de votre vertu l'heureuse conséquence.

Quant à nous , notre joie et notre récompense

Est dans votre bonheur. » — Puis ôtant de son doigt

Un simple anneau d'argent : — a Mon fils, vous avez droit

A l'estime de tous; votre conduite est sage.

De notre affection cette bague est le gage :

Du sentier des vertus ne déviez jamais.

C'est notre croix d'honneur, et je vous la remets. »

A ces mots imprévus , sentant son cœur se fondre ,

Le jeune laboureur ne savait que répondre.

Enfin , des pleurs baignant son visage loyal :

— a Oh 1 tu seras, dit-il , mon anneau nuptial.

Que Dieu , dans ses décrets, ou m'élève ou me brise,

Ma femme à mes enfants transmettra ta devise.

Quant à moi, j'y serai fidèle jusqu'au bout! »

Et sur la bague il lut : Loyauté passe tout.

POÉMF, DÉDIS A M. 1/A-BB& FAUPET

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