‹ Poésies (volume 3)Chapitre 74 sur 78 · A CHARLES ROBINOT-BERTRAND · texte numérisé non relu

A CHARLES ROBINOT-BERTRAND

Sur l'absence et l'oubli quand ton âme s'attriste, Quand tu gémis de voir briser ce doux lien, C'est que tu la chéris d'un amour égoïste! Insensé! ton bonheur t'est plus cher que le sien r

Quelque part qu'elle soit, est-ce que ta pensée, Pour la bénir toujours, ne la trouvera pas? Sur la dalle autrefois par ses genoux pressée Penche ton front et pleure , en priant Dieu tout bas.

Apprends à la chérir pour elle, âme fiévreuse! Qu'importe que son cœur pour le tien soit glacé? Qu'elle aille! qu'elle oublie et qu'elle soit heureuse! Souffre seul, sans te plaindre, en songeant au passé.

Parcours seul et muet ces ombreuses allées , Où la voir, lui parler, l'entendre était si doux; Presse ton front brûlant de tes mains désolées, En disant : « O bonheur! ô jours si loin de nous!

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» Bonheur amer, qui fuis et que le temps emporte, Pourquoi donc es-tu né, si tu devais périra Pourquoi laisser au cœur que rien ne réconforte Ces regrets immortels, dont il ne peut mourir! »

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