LE SOIR APRES L ORAGE I
Chaque étoile à son tour éclose, aux cieux reluit; Tandis que, dans le fond du vallon solitaire, Une lampe s'allume, étoile de la terre. Mon regard s'y repose, et, par la nuit déçu, Croit toucher le rayon tout là-bas aperçu.
Tel, en nos jours éteints qu'envahit l'oubli sombre Quelque point lumineux survit et perce l'ombre. On le voit, on le touche et, du fond du passé, Il brille, souvenir tendrement caressé.
Souvent bien des vallons, dans la nuit incertaine, S'espacent entre nous et la lueur lointaine ; Mais l'œil de la pensée, avec tranquillité, S'arrête et se complaît à sa douce clarté.