‹ PoésiesChapitre 46 sur 64 · A MADAME LA MARQUISE DOUAIRIERE DE MIRAMON · texte numérisé non relu

A MADAME LA MARQUISE DOUAIRIERE DE MIRAMON

Au bord de la prairie, La pervenche fleurie Qui s'entr'ouvre au matin, Étoile de la terre, Vit et meurt solitaire, Sans plaindre son destin.

En son naïf langage , Le rossignol sauvage Gazouille au fond des bois; Sans chercher qui l'écoute, Il fuit loin de la route; Dieu seul entend sa voix.

Vous êtes la fleur pure, Dans la forêt obscure

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