‹ PoésiesChapitre 57 sur 64 · SUR LA PERTE DU DUC FRANÇOIS DE GL'ISE SON DERNIER FILS · texte numérisé non relu

SUR LA PERTE DU DUC FRANÇOIS DE GL'ISE SON DERNIER FILS

Comme un lys, inclinant son urne de satin Que nul insecte impur n'effleura de son aile, S'entrouvre mollement aux rayons du matin, Il allait élégant et frêle.

Blond comme un épi mûr tout gonflé de froment Qui se courbe alourdi sur sa tige élancée, Fier et doux, il penchait, souriant tristement, Son front que chargeait la pensée.

Aussi bleu que le ciel et comme lui profond Son œil s'illuminait d'une lumière étrange; Et quand ce vague éclair étincelait au fond , Son âme y passait comme un ange.

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