‹ Poésies (volume 3)Chapitre 118 sur 140 · LE PREMIER RAYON DE MAI ^2C · texte numérisé non relu

LE PREMIER RAYON DE MAI ^2C

L'aubépine de mai me parfumait le cœur, Et, comme la saison, mon dme était en fleur; Je me sentais heureux et plein de folle ivresse. De penser qu'en ce siècle envahi par la presse, Dans ce Paris bruyant et sale à faire peur, Sous le règne fumeux des bateaux à vapeur, Malgré les députés, la Charte et les ministres. Les hommes du progrès, les cafards et les cuistres, On n'avait pas encur supprimé le soleil. Ni dépouillé le vin de son manteau vermeil. Que la femme était belle et toujours désirable. Et qu'on pouvait encor, les coudes sur la table. Auprès de sa maîtresse, ainsi qu'aux premiers jours. Célébrer le printemps, le vin et les amours.

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