‹ Poésies (volume 3)Chapitre 130 sur 140 · SO'K.'K.ET · texte numérisé non relu

SO'K.'K.ET

POUR veiner de son front la pâleur délicate, Le Japon a donné son plus limpide azur; La blanche porcelaine est d'un blanc bien moins pur Que son col transparent et ses tempes d'agate;

Dans sa prunelle humide un doux rayon éclate; Le chant du rossignol près de sa voix est dur, Et, quand elle se lève à notre ciel obscur, On dirait de la lune en sa robe d'ouate;

Ses yeux d'argent bruni roulent moelleusement ;

Le caprice a taillé son petit nez charmant ;

Sa bouche a des rougeurs de pêche et de framboise ;

Ses mouvements sont pleins d'une grâce chinoise, Et près d'elle on respire autour de sa beauté Quelque chose de doux comme l'odeur du thé.

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