‹ PoésiesChapitre 110 sur 145 · SON N UT V · texte numérisé non relu

SON N UT V

TO'N.'BO'K.S 1-T 'FOOiCViCES VE'l{TES

COMMi; un enfant gatc, gorge de sucreries, Se rebute, et convoite avec des yeux ardents La pomme acide et verte où s'agacent les dents, L'âpre fruit de la haie et les nèfles aigries,

\'ous avez en horreur le miel des flatteries, Les fades madrigaux dans la bouche fondants. Bonbons, plâtre au dehors et sirop au dedans, Ht ne prenez plus goût qu'au fiel des railleries.

Vous préférez aux fleurs les piquants des chardons, Demandant qu'on « vous blâme et non pas qu'on vous loue, Vous que le ciel se plut à combler de ses dons.

Par où vous attuquer? je ne sais, je l'.ivoue; Ht laissant retomber mes flèches au carquois. Je vous désobéis pour la première fois 1

12 février 186S.

LE l'IED D ATALAXTE

SONNET VI

LE TIRT) 'D-^T^L^X.TE

CE petit pied, plus vif que le pied d'Atalante. QjLi'à Triauoii vantaient vos amis assemblés, Sans la courber, marchant sur la tête des blés, Et qui tait de l'oiseau trouver l'aile trop lente ;

Ce pied que l'amour suit sous la robe volante. Et qui ne laisse pas dans les chemins sablés La trace qu'à jamais gardent les cœurs troublés. Vous m'en avez promis l'empreinte ressemblante.

Comme serre-papiers sur mes vers se posant. De l'étroit brodequin la semelle d'ivoire Empêchera le vent d'emporter mon grimoire.

Et mes vers germeront sous ce poids caressant, Comme on voit, dans un pré que foule une déesse, Naître et s'ouvrir les fleurs sous le pied qui les presse !

Trianoii, 1867.

26o POÉSIES NOUVILLI-i;S

SONNET V n

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