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LE SO'K'K.ET

A MAITRECLAUDIUSPOPELIN, EMAILLE UR ET POÈTE

LES quatrains du Sonnet sont de bons chevaliers Crêtes de lambrequins, plastronnes d'armoiries, Marchant à pas égaux le long des galeries Ou veillant, lance au poing, droits contre les piliers.

Mais une dame attend au bas des escaliers ; Sous son capuchon brun, comme dans les féeries. On voit confusément luire les pierreries; Ils la vont recevoir, graves et réguliers.

Pages de satin blanc, à la housse bouffante, Les tercets, plus légers, la prennent à leur tour Et jusqu'aux pieds du Roi conduisent cette infonte.

Là, relevant son voile, apparaît triomphante La Belle, la Diva, digne qu'avec amour Claudius, sur l'émail, en trace le contour.

I ( juillet 1870.

SO'U.'MnT

'aimais autrefois la forme païenne;

Je m'étais créé, fou d'antiquité, Un blanc idéal de marbre sculpté D'hétaïre grecque ou milésienne.

Mainiciiani j'adore une Italienne,

Un type accompli de modernité,

Qui met des gilets, fume et prend du thé,

Et qu'on croit Anglaise ou Parisienne.

L'amour de mon marbre a fliit un pastel,

Les yeux blancs ont pris des tons de turquoise,

La lèvre a rougi comme une framboise;

Et mon rèvc grec, dans l'or d'un cartel. Ressemble aux portraits de rose et de plâtre Où la Rosalba met sa fleur bleuâtre.

LE VINGT-SEPT iM A I 27I

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