‹ PoésiesChapitre 118 sur 145 · DE I. A PRINCESSE M · texte numérisé non relu

DE I. A PRINCESSE M

PARIS brûle, la flamme à l'horizon s'élève; Cependant Mai revient, Mai rose et parfumé, Ramenant avec lui l'anniversaire aimé, Date chère où revit incessamment mon rêve.

Le sang coule !... aux bourgeons monte la jeune sève. Et l'azur luit au ciel par la poudre enfumé ; Les oiseaux ont repris leur chant accoutumé, Comme si le canon ne tonnait pas sans trêve.

Et moi je pense à vous à travers ma douleur; Saint-Gratien m'apparait aux bosquets de Versailles: Du souvenir sacré rien ne distrait mon cœur.

Mais mon humble jardin, dont croulent les murailles. N'a rien à vous offrir, tout criblé de mitrailles, Dans un éclat d'obus que cette pauvre fleur.

Versailles, 27 mai 1871.

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SOn^'KET

UN iUigc chez moi parlois vient lu soir D:ins un domino d'Hilcampt ou Palmyrc, Robe en moire antique avec cacliemire, Voilette et chapeau faisant masque noir.

Ses ailes ainsi, nul ne peut les voir, Ni ses yeux d'azur où le ciel se mire ; Son joli menton que l'artiste admire, Un bouquet le cache ou bien un mouchoir.

Mon petit lit rouge à colonnes torses Ce soir-là se change en bleu paradis ; Un rayon d'en haut dore mon taudis.

Et quand le plaisir a brisé nos forces,

Nonchalant entr'acte à la volupté,

Nous fumons tous deux en prenant le thé.

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