‹ PoésiesChapitre 122 sur 145 · A UNE JEUNE AMIE · texte numérisé non relu

A UNE JEUNE AMIE

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QUAND je fis connaissance avec votre famille, A Marbœuf, au jardin de son cèdre si fier (Ce souvenir pour moi semble dater d'hier), Madame, vous n'étiez qu'une petite fille.

Je revins; vous grimpiez encor sur les genoux, Mais déjà dans votre œil brillait un feu plus tendre; La curiosité qui cherchait à comprendre Rendait vos jeux d'enfant moins bruyants et plus doux.

Le temps de renverser quelques urnes de prose Dans ce tonneau percé qu'on nomme feuilleton. Et l'enfant était femme, et déjà le bouton Trahissait en s'ouvrant les pudeurs de la rose.

Poussé d'un vague ennui, j'allai vers d'autres cieux... Et voici qu'au foyer nous nous trouvons encore, Vous, bel arbuste en fleur qu'un frais bourgeon décore, Vous, toujours jeune fille, et moi déjà bien vieux.

278 POÉSIES NOUVELLUS

SOTsi'KET

MON œil, sur \c caJraii toujours fixe, calcule duand l'heure au pas boiteux qui s'endort en chemin, Posant son doigt d'acier sur le chiffre romain. Fera chanter le timbre au cœur de la pendule.

Le balancier palpite et l'aiguille circule.

Mais le jour ne vient pas! — Une invisible main

Arrête le marteau qui sonnera demain ;

Sur sa route d'émail le Temps bronche et recule.

Il n'en est pas ainsi quand je suis près de vous : Je m'assieds à vos pieds, j'embrasse vos genoux. Je mire mes yeux noirs dans vos blondes prunelles.

Votre main sur mon front, vous me dites des mots due personne ne sait, pour endormir mes maux ; — L'heure devient minute et fuit à tire d'ailes!

JHTTATURA 279

JETT^TU%^

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