‹ PoésiesChapitre 129 sur 145 · DEUXIÈME ÉTOILE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME ÉTOILE

Ma sœur, mes raisons sont les vôtres?

Qiii vous retient ici?

PREMIERE ETOILE

Disons la vérité, Eve elle-même avait la curiosité.

A Vétius.

Je voudrais bien savoir quelle faute, si grave, De déesse, vous fit tomber au rang d'esclave. Et, cachée à nos yeux, hors de nos tourbillons, Seize ans dans un nuage étoufl'er vos rayons? Oh ! nous avons souvent, pauvre sœur condamnée. Pendant ce long exil plaint votre destinée.

VÉNUS

Ma peine, bien que rude, était juste pourtant; Mon crime!... Mais pourquoi dans ce cœur palpitant

Ma Heur d'or disparut des parterres d'azur, Et ma faute inconnue eut un supplice obscur. La Reine avait le droit de punir ma faiblesse; Mais dans ce cœur souffrant, que le souvenir blesse. Fut-il bien généreux, ma sœur, de regarder Pour y lire un secret triste et doux à garder?

PREMIÈRE ÉTOILE

Le peuple sidéral doit dans son assemblée Désigner une Reine à la Cour étoilée; Vos malheurs ont sur vous fixé l'attention ; L'enthousiasme naît de la compassion.

La grande et petite Ourse, Andromède, Céphée, Vous soutiennent ; de vous Bérénice est coiffée. Et la Mouche bourdonne en vous cherchant des voix Sur lesquelles j'aurais peut-être quelques droits.

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