AU DOUX PAYS D'ANJOU
Je comprends. Du Bellay, ta chanson attendrie. Rien ne vaut le pays où, sur un rythme lent. Notre berceau berça notre esprit somnolent ; Et quand on a quitté sa petite patrie. Souvent on rêve au temps d'école où. les buissons Faisaient à l'écolier oublier ses leçons.
Mieux qu'un Bois de Boulogne aux immenses allées J^aime mes bois déserts tout parfumés de thym Et ma bruyère rose aux cloches de satin Dans la brise sonnant de joyeuses volées ; Et pour un Luxembourg je ne donnerais pas Le vieux toit violet que je revois... là-bas !
Là-bas, c^est mon pays, et là-bas c'est la Loire, Lente et majestueuse, où se mire, orgueilleux Tout un passé royal ; c^est Vazur merveilleux Du cield' Anjou, climat sidoux que Von doit croire Quand^ en septembre, on voit les fruits s^y colorer, Que tout l'or du soleil est venu les dorer !
Et c'est là-bas — là-bas — sous la chanson connue Dont mes bons vieux sapins me berçaient autrefois , A la voix de maman mêlant leurs grandes voix Qui par l'âtre semblaient descendre de la nue, Que pour V éternité j'ai V espoir de sentir Dans l'air natal mon âme ouvrir Vaile... et partir !
Aussi célèbre presque que la pièce des « Coiffes Angevines », celle qui suit a le mérite, en plus, d'évoquer avec autant de précision que de poésie, une culture bien angevine :