‹ Poètes angevins d'aujourd'huiChapitre 3 sur 37 · AU DOUX PAYS D'ANJOU · texte numérisé non relu

AU DOUX PAYS D'ANJOU

Je comprends. Du Bellay, ta chanson attendrie. Rien ne vaut le pays où, sur un rythme lent. Notre berceau berça notre esprit somnolent ; Et quand on a quitté sa petite patrie. Souvent on rêve au temps d'école où. les buissons Faisaient à l'écolier oublier ses leçons.

Mieux qu'un Bois de Boulogne aux immenses allées J^aime mes bois déserts tout parfumés de thym Et ma bruyère rose aux cloches de satin Dans la brise sonnant de joyeuses volées ; Et pour un Luxembourg je ne donnerais pas Le vieux toit violet que je revois... là-bas !

Là-bas, c^est mon pays, et là-bas c'est la Loire, Lente et majestueuse, où se mire, orgueilleux Tout un passé royal ; c^est Vazur merveilleux Du cield' Anjou, climat sidoux que Von doit croire Quand^ en septembre, on voit les fruits s^y colorer, Que tout l'or du soleil est venu les dorer !

Et c'est là-bas — là-bas — sous la chanson connue Dont mes bons vieux sapins me berçaient autrefois , A la voix de maman mêlant leurs grandes voix Qui par l'âtre semblaient descendre de la nue, Que pour V éternité j'ai V espoir de sentir Dans l'air natal mon âme ouvrir Vaile... et partir !

Aussi célèbre presque que la pièce des « Coiffes Angevines », celle qui suit a le mérite, en plus, d'évoquer avec autant de précision que de poésie, une culture bien angevine :

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