LE SECRET DU BONHEUR
Travail béni, travail sacré, source de joie, Tu gardes pour tous ceux par qui tu fus aimé Le secret du bonheur, le passage fermé Aux mortels qui se sont détournés de ta voie.
Et contre toi pourtant toute fa meute aboie ; C'est le rebut du m,onde à sa perte animé, Ceuxqtii t'ont méconnu^ ceux qui t'ont blasphémé, Les fous aux yeux luisants oix la fureur flamboie,
Paresseux qui seront des révoltés demain^ Ivrognes vomissant aux bornes du chemin. Leurs vices ont marqué la vertu pour otage.
A d'autres les devoirs ! Les droits seuls sont pour eux. Payez tribut, ils vont exiger davantage. Eternels mécontents, éternels malheureux !
Mais, car son œuvre comme sa vie est pleine de contrastes, il a publié, en prose, deux volumes de contes gaulois et symboliques, r K Histrianon » tt « VAne Rouge et le Démon Vert », o\x, dans une fantaisie échevelée,une satire acérée s'enveloppe de verve rabelaisienne: une fois sorti du Prétoire, et dépouillée sa toge rouge, Paul Sonniès Juvénal moderne, castigat ridendo... il n'est que de lire, pour s'en rendre compte, le « Couronnement de VAne » ou le « Corbeau Blanc ».
Toutefois, revenant au Poète, je m'en voudrais de ne pas citer ici
Paul SONNIÈS 17
le très beau poème qu'en 1909, aux inoubliables fêtes de Lire, notre compatriote M™« Lherbay, de la Comédie Française, artiste de grand cœur et de grand talent, lut pour la première fois, devant le monument élevé à Joachim Du Bellay par les soins de V Angevin de Paris et de la Société des Artistes Angevins :