‹ Poètes chrétiens du XVIe siècle: textes choisisChapitre 102 sur 123 · ARGUMENT · texte numérisé non relu

ARGUMENT

David en exil ayant beaucoup souffert, et s'attendant de sou ffnr davantage par les flatteurs qui estoient autour de Saiil, dresse sa prière à Dieu : puis se console, quand il pense que le Seigneur a toujours les mauvais en haine, et qu*il favorise les bons.

Aux paroles que je veux dire, Plaise toy Toreille prester, El à cognoislre s'arresler, Pourquoy mon cœur pense et soupire.

Souverain Sire.

Enlen à la voix très ardente De ma clameur, mon Dieu, mon Roy, Veu que tant seulement à toy Ma supplication présente

J'offre et présente.

Matin devant que jour il face, S'il te plaist, tu m'exauceras :

Car bien matin prié seras De moy, levant au Ciel la face,

Attendant grâce.

Tu es le vrai Dieu qui meschance N'aimes point, ne malignité :

Et avec qui en vérité, Malfaicleurs n'auront accointance.

Ne demourance.

Jamais le fol et téméraire N'ose apparoir devant tes yeux :

Page 1