KGLOGUES SACRÉES PRISES DU CANTIQUE DES CANTIQUES
VEglise se vante (Vestre belle comme la fleur^ fraische comme la rose y tendre comme les lis qui croissent au fond des vallées^ désire ardemment prendre son repos sous V ombre des ailes de Jesus- CuRiST, son espoux,
l'espouse
Je suis la jeune fleur qui, belle par les champs Croist l'esmail de la prée el l'honneur du Prinlemps, Ou le lis tendre el mol aux fueilles argentées Qui blanchist dans le fond des secrètes vallées.
l'kspoux
M'amour paroist ainsi sur celles de Cedron Excellente en beauté, que le jeune fleuron Au lever du soleil, ou la rose pourprine .
Dans le fort espineux de la ronce aiglantine.
L*BSP0USB
Gomme un pommier enté, entre les sauvageons, Ainsi paroist mon Roy entre ses compagnons.
Ha I que j'aime à dormir sous le toufl'u branchage De cet arbre fécond qui rend si doux ombrage ! Ha I que j'aime à gousler de son fruit gracieux, A la bouehe agréable et plaisant à mes yeux I
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Il me prend par la main, me conduit et me guide
Doucement, pas à pas, au lieu frais et humide,
Où se garde le vin, puis me jette à Tenlour
De la bouche et des yeux le voile de l'amour.
Hé I que diray-je plus ? soustenez moy je pasnie,
Apportez moy du vin pour rafraîchir mon ame.
Et des pommes aussi je tombe en pasmoison,
Fillettes je languis d'amoureuse poison : .
Las I je meurs, je transis, secourez (je vous prie)
Celle qui pour TAmour abandonne sa vie.
Mais mon Dieu ! quel plaisir, quel rafraîchissement,
Quand sous mon chef lassé il coule doucement
La main gauche, et la dextre au dessous de TesseÛe.
Pour plus fort embrasser son Espouse fldelle.
l'kspoux
Filles, je vous supply par les jeunes Brocars, Par les Cerfs de ces bois et par les Daims fuyars, Par le long poil frisé de mes Chèvres barbues, Par les fans mouchetez de ces forests chenues, Ne faites point de bruit et retenez la vois De vous et de vos chiens, à fin que leurs abois Ne troublent le repos de celle qui ma vie Retient dedans ses yeux mollement endormie.
L*ESl>Oi;SE
J'enlens de mon Ami la parole el la vois,
C'est luy mesme, c'est luy, il brosse par les bois,
Et bondist sautelant sur le haut des montagnes,
Alaigre, traversant les pierreuses campagnes,
Visle comme un chevreuil ou un fan marqueté
De taches sur le dos, du limier éventé.
C^est mon ami, c'est luy, il est en eschauguelle
Derrière la paroy de noslre maisonnette.
Il se cache, il se monstre à travers du châssis
Par les treillis barrez, par les fentes de l'huis,
Tournoyant çà et là, à fin que je Tappelle.
C'est luy mesmej c'est iuy, je voy sa face bellej
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Il est triste et pensif, et n'ose se monstret* : Il se caohe, et s'enfuit» et voudioit bien entrer. Mais j'enlens qu'il m'appelle, ha 1 J'enlens sa vois
(douce, Qui me presse d'aller où iiostre amour le pousse.