‹ Poètes d'aujourd-hui, 1880-1900Chapitre 101 sur 202 · CELLE QUI PRIE · texte numérisé non relu

CELLE QUI PRIE

A Jonathan Sturges,

Ses doig^ts i;^emmés de rubacelle Et lourds du geste des effrois Ont sacré d'un sîgpne de croix Le samit de sa tunicelle.

Sous ses torsades où ruiselle La rançon d'amour de maints rois, Sa prunelle vers les orfrois Darde une viride étincelle.

Et c'est par l'oratoire d*or

Les alléluias en essor

De l'orgue et du violoncelle :

Et, sur un missel à fermait Qu'empourpre le soir d'un vitrail, Ses doigts gemmés de rubacelle.

(Poèmes 1 1887-1807 : Les Fastes.,

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