‹ Poètes d'aujourd-hui, 1880-1900Chapitre 107 sur 202 · EFFET DE SOIR · texte numérisé non relu

EFFET DE SOIR

au-dessus des quais silencieux, Ime lugubre et glacial d'automne, îs becs de gaz en file monotone bnd de leur halo, comme des yeux.

r ouaté de brume, nos voix sourdes

les échos qui se meurent, tandis

lions rêveusement, tout engourdis

jur du soir froid plein de tristesses lourdes.

flux de métal épais, le fleuve noir ciel sans lune un clapotis de vagues.

Qt, empli de somnolences vagues, ans un grand et morne non chaloir.

^enir des heures paresseuses loi la peur des lendemains pareils, j voudrait boire les longs sommeils thargique en des eaux guérisseuses .

)nt demi-clos des becs de gaz trembleurs leur lueur fantastique s'immerge.

EPIIRAIM MIKHAEL

Et je soniçe en voyant fuir le long de la berge Tous ces reflets tombés dans Teau, comme des pleurs,

Que, dans un coin lointain des cieux mélancoliques, Peut-être quelque Dieu des temps anciens, hanté Par l'implacable ennui de son Éternité, Pleure ces larmes d'or dans les eaux métalliques.

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