DE GUEULES
Dans la mélancolîqae demeure où les mars s'émenreillaient de sa beauté^ saluée par les figures amies des lices, irradiant Peau ternie des miroirs. rEioiATrrE est entrée blanche et nue.
Elle n'a point refusé ses lèvres et les rouges floraisons de la joie ont fleuri impérieusement, par la vibrante offrande de son corps à THomme éveillé d'un long rêve.
Il a plongé dans les coffrets de bronze ses mains fiévreuses et prodigues, et l'armure d'or et les brocarts et les gemmes et le glaive ont échappé aux chaînes noires des ténèbres.
Sur les seins et sur les épaules de Terrante, tous les tré« sors «nfouis dans le sépulcre du silence depuis des siècles, des ans et des jours» resplendissent avec l'aurore.
Au seuil matinal de la porte, elle se dresse en sa robe de pourpre qui recèle sous le sang figé de la soie, avec la cotte de mailles, Tirréprochable acier du glaive.
Pensive, elle s'est retournée vers THomme qui fait un geste d*adieu, et, comme hésitante et retenue par la puissance d'une main invisible, elle tarde à franchir le seuil.
l'errante
Je le sais : mon destin m'entraîne et tu le veuX| J*irai. Je dois offrir aux chocs tumultueux Dès le premier appel de Taube avant-co arrière Ma poitrine héroïque et libre de guerrière ; Et mon poing brandira le glaive désormais.
Je le sais : mais Texil sombre où tu t'enfermai^ S'illumine pour toi de ma chair apparue, Et radieuse encor, même absente, j'obstru9
*44 PoàTBs d'aujourd'hui
Les portes de la nuit que tu heurtais déjà.
Ami, dont ma venue importune outragea Le manoir de silence et d'ombre inviolée, Pardonne, pour ton deuil de solitude emblée, A TErrante qui part, chaude de tes baisers.