LÀ FILEUSE
Lilia,.» neque neid.
Assise la fileuse au bleu de la croisée Où le jardin mélodieux se dodeline.
Le rouet ancien qui ronfle l'a grisée.
Lasse, ayant bu l'azur, de filer la câline Chevelure, à ses doigts si faibles évasive, Elle songe, et sa tête petite s'incline. . .
Un arbuste et l'air pur font une source vive Qui, suspendue an jour, délicieuse arrose De ses pertes de fleur le jardin de l'oisive.
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35o poàTBs d'aujourd'hui
Mais tout indifférente à ces jeux doux de pleurs Ni se divinisant par aucune parole De rose, la beauté jouant de Tauréole Mire dans Tœil auguste émerveillé d'un or D'éparse chevelure où fuit la myrrhe encor, De la lumière vue entre ses doigts limpides ! . . . Une feuille meurt sur ses épaules humides Une goutte tombe de la flûte sur l'eau Et le pîed pur s'épeure comme un bel oiseau Ivre d'ombre. . .