CES HEURES-LA
Ces heures-là nous furent bonnes, Comme des sœurs apitoyées; Heures douces et monotones, Pâles et de brume noyées.
Avec leurs pâles voiles de nonnes.
Ne valaient-ils donc pas nos rires,
Ces sourires sans amertumes ]
FRANCIS VIELE-GUIFFIN
Vers le lourd passé dont nous fûmes?
Ah ! chère, il est des heures pires Que ces heures aux voiles de brumes.
Elles passaient en souriant
— Comme des nonnes vont priant —
De lueurs opalines baignées,
Les douces heures résignées,
Va, nos âmes sont encor sœurs Des heures de l'automne grises, Dont la pénombre dans nos cœurs Estompait les vieilles méprises Et nous ne voyions plus nos pleurs.
[Poèmes et Poésies : Joies