A.-FERDINAND HEROLD
Petit-fils du célèbre musicien du Pré aux Clercs , M. André- Ferdinand Herold est né* à Paris le 24 février i865. Elève de TEcoIe des Chartes et de TEcole des Hautes Etudes, il cultiva avec une égale passion la science des manuscrits^ les langues orientales et la littérature; aussi ces goûts entretenus et favorisés firent-ils de lui tout à la fois un éwdit et un poète. M. A.- Ferdinand Herold débuta par un drame, L'Exil de Hariniy inspiré du sanscrit. Depuis, tout en poursuivant ses études savantes, traduisant Ou commentant de nombreux textes, il se révéla en des œuvres directes, telle — et surtout — Chevaleries sentimentales y le délicat évocateur de qui M. Remy de Gourmont écrivit : « C'est un poète de douceur; sa poésie est blonde avec,dans ses blonds cheveux vierges, des perles et au cou et aux doigts des colliers et des bagues, élégantes et fines gemmes. . . » {Le Livre des Masques.)
M. A. -F. Herold a collaboré à de nombreuses revues, entre autres — pour mentionner les principales, — Les Chro^ niques (1888), La Grande Revue de Paris et de Saint-Pé^ ^er^ôoar^r (1888-1889), Les Entretiens politiques et litté^ raires (1890-1892), La Wallonie (1889-1892), Le Réveil (Gand, 1894, etc.), Le Coq Rouge (Bruxelles, 1895.1897), La Revue de Paris (1895), Le Livrée d'Art (1896), La Société Nouvelle (Bruxelles, 1896), Le Centaure (1896), V Ermitage,
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Merôure de France — où, indépendamment de nombreuses pages, contes, poèmes, etc., il signe, depuis 1896, la Chronique dramatique. — La Revue Blanche, Revue cVArt drama" //^oe(i899), Le Mouvement Socialiste (1899), La Vogue (nouvelle série, 1900). Il a en outre publié de longues pièces dans VAlmanach des Poètes (Soc. du Mercure de France^ 1896, 1897, 1898) et fait représenter sur diiFcrentes scènes des productions originales et des traductions. — A. B.
Bibliographie :
Les (eutres. — L'Exil de Harini, poème dramatique en prose et en vers, Paris, Dalou, 1888. — La Légende de Sainte Liberaia, poème, Paris, Chamerot, 1889. — Les Pœans et les Ihrènes, poèmes, Paris, Lemerre, 1890. — La Joie de Mague tonne, mystère, Paris, Art Indépendant, 1891. — Chevaleries sentimentales, poèmes, Paris, Art. Indépendant, 1893. — La Légende de Sainte Liberata, mystère (2* éd. corrigée), Paris, Soc. du Mercure de France, 1894. — L'Upanishad du Grand Aranyaka (traduclion), Paris, Art Indépendant, 1894. — Fioriane et Persigant, poème dramatique, Paris. Art Indépendant, 1894. — Le Victorieux^ poème drar matique. Paris. Art Indépendant, 1895.— Le Livre de la naissance de la Vie et de la Mort de la Bienheureuse Vierge Marie, Paris Soc. du Mercure de France, 1895. — L'Anneau de Çakuntala, comédie héroïque de Kâlidasa (adaptation représentée sur la scène de « l'Œuvre », 10 décembre 1896), Paris, Soc. du Mercure de France, 1896. — Paphnutius, comédie de Hrotsvitha (traduction, représentée sur le Théâtre des Pantins, décembre 1897), Paris, Soc. du Mercure de France, 1895. — Intermède Pastoral, sonnets, Ed. du « Centaure », 1896. — Les Perses, tragédie d'Eschyle (traduction représentée sur la scène de rOdoon, 5 novembre 1896), Paris, Fasquelle, 1896. — Images tendres et merveilleuses (La Joie de Maguelonne, La Fée des Ondes, Fioriane et Persigant, La Légende de Sainte- Liberaia, Le Victorieux), Paris^ Soc.du Mercure de France, 1897. — ^^ Cloche engloutie, conle dramatique de G. Hauptmann (traduction représentée sur la scène de « l'Œuvre », 5 mars 1897), Paris, Soc. du Mercure de France, 1897. — Sâvitri, comédie héroïque (représentée sur la scène des Hscholiers, i3 avril J899), Paris, Soc. du Mercure de France, 1899). — Au hasard des C^icmins, poésies, Paris, Soc. du Mercure de France, 1900. — Une jeune femme bien gardée, comédie en un acte (représentée sur la scène du « Grand Guignol » le 28 mai 1900), Paris, Soc. du Mercure de France, 1900.
N. — Lez ving-cinq contes du Vampire, traduction
Ivadâsa.
— R. de Gourmont : Le Livre des Masques, Soc.
•ance, 1896.
Article bibliographique,* Revue Encyclopédique, — P. Louys : Le Victorieux, Mercure de France,
>tuart Merrill : Chroniques, Ermitage, août 1898, Chevaleries sentimentales. Mercure de France, de Régnier : A.-F. Herold, Mercure de France,
: Portrait au crayon, 1898 (appart. à M.-A.-F, Vallotton: Masque, Le dans Livre des Manques, de t, Paris, Soc. du Mercure de France, 1896.