‹ Poètes de l'Amerique françaiseChapitre 7 sur 16 · TT · texte numérisé non relu

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livre distingue 1' « âme » et le « cœur » comme deux sources différentes d inspiration. Cette distinction peut sembler vague, mais elle repose sur une psychologie élémentaire et connue; et elle atteint chez Marie Lefranc une dualité extrêmement définie qui persiste à travers tout le volume. L’âme, c'est tout ce qui en nous conçoit, réfléchit et raisonne, tout ce qui compare, juge et choisit; c’est le siège de l’esprit qui pense et de la volonté, maîtresse et guide des actions. Le cœur, c est toute la vie émotionnelle et instinctive, tous les élans qui nous emportent vers la beauté, vers le bonheur, vers l’amour, le foyer de 1 enthousiasme et de la passion. Or ces deux éléments sont, dans notre poète, non seulement en vis-à-vis, mais en opposition rivale, et leur conflit met souvent dans ces pages une note tourmentée et poignante.

Le cœur qui se révèle ici est un organe infiniment sensitif et prompt, d’une spontanéité rebelle aux entraves du dehors, d’une liberté farouche envers les tâches imposées, mais, dans l’enclos des affection élues, d’une tendresse ardente et d'une dévotion suprême. Vous

MLLE MARIE LEFRANC

entreverrez les nuances fugaces de ses sympathies dans cette confession où la franchise est si ouverte et l’analyse si pénétrante, où se décrit si bien le choc des appels qui sollicitent et l’indécision à choisir, de peur, dans les coupes refusées, de perdre quelques gouttes de la douce et grisante liqueur:

Pourquoi m’importuner, ô multiples visages Oui pénétrez l’écran de mon logis obscur ? Pourquoi vouloir fixer votre ombre sur le mur Et que je me prononce entre vous, au passage ?

Je vous aime bien tous, je n aime aucun de vous; Vous, je vous aime moins pendant votre présence. Car alors vers l’absent s’en va ma préférence Et ce n’est que pour lui qu’était le rendez-vous.

Je vous aime le moins lorsque je vous préfère,

Car soudain j'aperçois un visage en émoi

Que mon penchant pour vous vient d’écarter de moi

Et son regard qui fuit est déjà du mystère.

Je vous aime le mieux quand je vous aime moins, Quand mon indifférence en vous voyant m’alarme, Et quand vous revêtez le redoutable charme D’être encore si près, quoique déjà si loin.

Indépendance qu’on sent n’avoir que l’apparence du flirt, et cacher une secrète angoisse!

Car ce cœur s'en veut d’être passionné; il cherche à déguiser le tourment de son désir et la piqûre de sa douleur. Est-il rien qui exprime plus en disant moins que cet autre morceau, où les sanglots se refoulent si bravement, mais se laissent deviner si pitoyables?

Ce n’est pas une grande peine Que vous m’avez faite, et pourtant Lorsque je pense à vous, j’at peine A raffermir mon cœur tremblant.

Ce n’est pas une grande peine.

Ce n’est pas une grande flamme Qui ravage tout en passant.

C’est une fumée en mon âme,

Ce n’est qu’un vague goût de sang.

Ce n’est pas une grande flamme.

Ce n’est pas l’orage à grands flots Emportant la pierre et la vase,

Mais c’est plutôt la goutte d’eau Qui fera d’éborder le vase.

Ce n’est pas l’orage à grands flots.

Ce n’est qu’une ombre qui persiste Sur mon cœur qui ne sait pourquoi Sans cause vraie il est si triste,

Sans mal réel il est si coi.

Ce n’est qu’une ombre qui persiste.

MLLE MARIE LEFRANC

Ce n’est pas une grande peine,

C’est bien loin d’être un grand chagrin,

C’est une ombre qui pèse à peine Et c'est cette ombre que je crains.

Ce n’est pas une grande peine.

Mais ailleurs ce cœur se découvre et livre son secret de froideur assumée; il avoue tout haut son besoin d’être aimé, sa soif de confidences et de caresses. Les mots que vous n’avez pas dits , Ah! si vos mains m aimaient , expriment la déception, le dégoût presque, de la bouche qui s’est tue, de l’étreinte restée flasque et molle. Dans d’autres pièces d’une tristesse intense, on sent l’épine et la blessure d’un grand amour trompé, la fidélité dans le souvenir qui torture, la supplication humble et l'attente obstinée.

La maison qui devait te revoir est en deuil,

Elle regrette une ombre et je pleure un visage :

Elle et moi t’attendons vainement sur le seuil.

Par la fenêtre ouverte elle guette au passage

Le rythme d’une voix, la cadence d’un pas ;

Sa vitre croit soudain refléter ton image.

Elle espère . . . et je sais que tu ne viendras pas !

Et je n’ai pas besoin de vous faire remarquer qu’il y a là-dedans très peu de littérature; que c’est la plainte cruellement simple d’un sentiment âpre et naïf. C’est d’ailleurs ce qui frappe dans cette poésie: sa sincérité, sa simplicité à tout dire, la subordination des mots à ce qu’ils expriment, l’impression qui se crée par le dedans sans fatras de parures factices. Le vers n’y est que la coquille négligeable de la perle, le flacon d’une essence subtile, qui s’efface à l’écart quand il a versé son parfum.

Du trouble de ses joies insuffisantes ou brisées, ce cœur se réfugie dans la mélancolie apaisante: il s’y repose et s’y endort.

Attarde-toi, ce soir, dans le jardin en fleurs,

Quitte un moment le joug des tâches coutumières, Adore l'heure brève aux mourantes lumières, Passante au front baigné d’indécises pâleurs.

Puisque tu sens ta peine obscurément renaître,

Que tes yeux vont pleurer, ton cœur se souvenir. Pourquoi vouloir cacher ta faiblesse, et venir De tes tremblantes mains refermer la fenêtre ?

Laisse s’appesantir sur toi la fin du jour Et gémir doucement ton inlassable peine:

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Ta blessure demeure, et ton âme ose à peine Se souvenir d'avoir en vain aimé d’amour.

Il rêve de quelque asile lointain qui offrirait à sa fatigue une paix et une solitude inviolables:

J évoque au crépuscule une église, au hameau,

Où, pour baisser la lampe et souffler les flambeaux, Un sacristain blanchi vient traîner ses sandales;

Où, quand je serai seule en la profonde nuit, Tremblante, en m’enfuyant, je poserai sans bruit Le fardeau de mon cœur orphelin sur les dalles.

Mais, malgré tout, le souvenir s’acharne et, dans les illusions qui veulent revivre, il insinue sournoisement la rancœur ancienne. C'est un cerceau qu’on avait repoussé, mais qui revient rouler parmi les plants du nouveau parterre. Et celle qui espérait se désole. « J’ignorais », gémit-elle,

. . . que ton cercle d’ombre et que ton cercle d’or Du vieux mur du passé rebondirait si vite Pour venir écraser, en son nouvel essor,

Dans mon jeune jardin le cœur des marguerites.

Nous avons parcouru des recoins choisis de ce jardin sentimental: n’est-ce pas que le cœur

qu’il enclôt est sympathique et d’une très aimable fragilité ? Ne recèle-t-il pas toute la complexité gracieuse et toute la faiblesse de la femme? Mais à côté du cœur, il y a l’« âme », et vous serez surpris de trouver, soutenant ce ressort timide, tant de force et de vigoureuse énergie. Voici que l’esprit entre en scène, l’esprit que rien n’alourdit ni ne captive.

Mon esprit a des pieds dansants Et, sur le vert tapis des choses,

Il bondit sans rime et sans cause Et danse son ivresse au vent.

Comme une écharpe il a sa joie Enroulée autour de ses reins.

Sa folie est son tambourin,

Son rire le chausse de soie.

Un désir anime son sang;

La vie est une pomme rouge Qu’au bout de la branche qui bouge Il veut cueillir, tout en dansant.

Ce que cet esprit préfère à tout, c’est la liberté d’aller à sa guise et de faire ce qui lui plaît. Il secoue sauvagement ce qui sent le joug ou la chaîne, et si devant le monde il se

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contraint à porter un masque, ce masque le blesse comme une profanation de sa beauté. Il s’ennuie de ce milieu trop solennel, trop digne, où tous les gestes sont mesurés, toutes les postures dictées par les lois strictes du maintien; où la danse même, cette ébullition de la joie de vivre, s’emprisonne en des pas étroits et discrets; où le sanctuaire de l'âme est violé à chaque instant par l’irruption d’idées et d’opinions toutes faites; où il n’est permis de dire que ce que d’autres ont pensé. S’échapper de cette cage, de cette geôle! Ne plus subir la servitude des mots imposés, des formules nécessaires, des attitudes convenables et des sentiments convenus! Etre soi-même, pleinement et en tout! S’ébattre dans la forêt vierge du monde, légère et les cheveux au vent, comme les déesses antiques! N’avoir rien sur l’épaule qui pèse, rien aux pieds qui entrave! . . . C est la passion qui grise cette charmante anarchiste et qui bout dans plusieurs de ces poèmes. Dans l’un, elle se compare au malheureux qui, tout le jour, derrière sa mécanique stupide, moût des airs surannés et de faux sourires,

Et soudain, écœuré de sa propre grimace, Réglemente son pas et compose sa face,

Et rentre en son logis, sa lourde boîte au dos.

Elle souffre d’avoir à étendre sur ses yeux, sur sa voix, le voile neutre des bonnes manières:

Les yeux ont mal de prendre un air indifférent,

De se durcir dans le visage;

Les yeux ont mal de regarder tout droit devant, De maintenir l’expression fermée et sage.

La bouche a mal, et saigne presque, à se figer D'un sourire qui s’exagère,

Contre les dents, que sous la lèvre on sent ronger La même chose, on ne sait quoi, d’odeur amère.

La voix a mal, forcée aussi de s’asservir Posément, aux propos du monde,

Et pour ne pas se mettre à nu, de revêtir Les falbalas des mots empruntés à la ronde.

Elle se sent étrangère aux âmes qui n'éprouvent pas comme elle la grande impulsion de la vie. A une compagne qui l’aime sans la comprendre, elle fait 1 aveu candide de leurs divergences essentielles:

Oui, nous nous ressemblons d'existence, peut-être

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Nous allons toutes deux à la même fontaine,

Avec le même pas de matin et de fleurs,

La même âme qui boit d’avance la fraîcheur;

Vous revenez contente et votre cruche pleine.

Mais moi, c’est l’air léger qui devient mon fardeau. Je respire, et j’oublie sur le bord de la source,

Le sens de mon effort et le but de ma course,

Et mon âme s’étale à mes pieds comme l’eau . . .

Et quand, après avoir placé, en les comptant,

Vos soigneuses actions en rang sur l’étagère,

Vous fermez vos volets, ô ma sœur étrangère,

Moi je les ouvre, et je ne sais ce que j’attends . . .

Voilà comment se peint lui-même cet esprit ailé, aux allures fantaisistes, et que tentent toutes les aventures. N’êtes-vous pas inquiets sur son sort, et n’est-ce pas un gardien peu sûr pour le cœur actif et ardent? Seul un vouloir d’acier pourra les rompre tous deux à sa discipline; et c’est ici que gronde la lutte intime dont j'ai parlé en commençant; la volonté qui s’impose, qui prend les guides et fouette sans pitié les coursiers sauvages. Je ne puis m’attarder à la stratégie de ce combat, mais il donne lieu à des inspirations hautes et fortes, qui semblent des leçons de morale stoïque. Dans

certaines pièces, pour être plus précise, la psychologie se fait presque didactique: on sent dans le vers la gravité du thème. La porte de bois de ma volonté, porte qu’il faut renforcer sans cesse de clous et de barres, rappelle les curieuses allégories des ascétiques chrétiens. On souffre dans sa chair traduit le rare spectacle d’une âme qui se dédouble pour observer sa propre douleur et en noter dédaigneusement toutes les crispations. Quand le cœur a vieilli montre la volonté cruelle replaçant sur son chemin rude et forçant à la marche l’être épuisé qui voulait fuir la source des larmes . . . Au travers de ces analyses passe un souffle énergique, presque violent; pas de plaintes lâches et puériles, pas de lamentations veules, pas un cri pour supplier et demander grâce: seule la tension raidie et l’obstination dans l’effort. Puis, atteignant les lois générales, l’auteur écrit cette impitoyable étude, Le premier compromis, qui va si loin au fond de l’âme, qui est bien près d’être un traité de la chute morale condensé en vingt lignes. Et cet esprit, que nous croyions léger, se révèle capable d’observation subtile et de sévère phi-

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losophie. Et cela fait de l’âme totale de Mlle Lefranc un troublant et délicieux problème!

Il reste à dire un mot de la « voix » qui nous la transmet. Cette voix, comme on a pu le constater, ce n’est pas le soprano clair et souple, mais au filet un peu ténu, qui trille d'ordinaire les émotions de l’âme féminine; c’est le contralto au timbre de bronze, presque mâle de sonorité et de puissance. Cet art est bien celui d’une femme, mais avec la hardiesse et la maîtrise d’une femme très moderne, à qui l’homme n’a plus guère à remontrer. D’ailleurs, je l’ai noté plus haut, le fond emporte ici la forme et l’embrasse si étroitement qu'on a peine à les séparer. Il ne faut chercher dans ces vers ni l’art pour l’art ni le mot pour le mot; le style est un vêtement, non une toilette. Cette poésie fait mieux que faire admirer son expression: elle la fait oublier. J’avoue qu’il m’en coûte de creuser le secret de son charme et d’en démonter les rouages. A la juger pourtant au point de vue technique, on la trouve pénétrée d’un symbolisme ingénieux et neuf, qui abonde en images hardies, dans lequel tout le monde visible reflète la substance et la vie

du monde spirituel. Ce symbolisme n’est pas mystique, il n’est pas obscur; il n’aspire pas à ces profondeurs, vraies ou fausses, où il cesserait d’être intelligible; il se déploie dans la clarté, tout en gardant le vague délicat de lampes veloutées et lointaines.

Jour qui finis, jour qui finis, ô jour qui penches Comme une fleur au bord de l’eau;

Jour qui glisses de mon épaule et de ma hanche Au bord du lit, comme un manteau,

Laisse-moi te poser tendrement sur ta couche Puis allumer ces deux flambeaux.

Et que pour rien du monde étranger ne te touche Laisse-moi fermer les rideaux . . .

Jour nouveau, bel enfant dont j'attends la venue, Blanche cigogne sur mon toit,

Je mets des langes neufs à mon âme ingénue Et fais maison nette pour toi . . .

Et de celui qui meurt à celui qui va naître Je vais et viens, et dans la nuit,

Le doigt muet du temps suspend à ma fenêtre La chauve-souris de minuit.

Escortée de ces pénétrantes images, comme la procession banale des heures se profile et se

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solennise! Ici et ailleurs on trouverait sans doute que telle de ces images n’est pas d’une cohérence parfaite; un malin, par exemple, pourrait se demander pourquoi, si c'est le jour qui est l’enfant, c’est l’âme qu'on revêt de langes; et je n'excuse pas ces accrocs occasionnels faits à la rigoureuse logique; — mais vraiment ils ne choquent pas à première vue et ils sont comme noyés dans le symbole total, qui est expressif et juste. Et puis, ne pourraiton pas dire que l’âme elle-même renaît à l’enfance avec le renouveau du jour ? Il serait moins facile de justifier cette autre strophe, où le désert, la mer et la forêt enchevêtrent un peu trop leurs métaphores:

Et la troupe d’oiseaux sauvages Aux confins du désert attendant le mirage A besoin de ce mot d’amour,

De ce navire ancré dans le port des nuages Pour ne pas s’égarer dans la forêt du jour.

Il reste que la langue de Mlle Lefranc est en général correcte et sûre, et que l'imagination la pénètre sans en chasser la belle lucidité française. Son vers prend avec le mètre, avec la

rime, quelques libertés que je ne trouve pas excessives. Dans une ode vagabonde, elle se déclare tentée souvent d’adopter le vers libre,

; et de s'en aller

\ Galoper au grand vent des plaines,

Et de boire tout d'une haleine Ton vin étourdissant ,

Ta coupe toute pleine,

O poésie au libre champ !

Mais ce chevauchement, avoue-t-elle,

M effraie, et j ai grand peur de traverser la voie.

Peur du tiain qui mugit et du garde-barrière.

Peur d ébranler le doux paysage,

Tes fleurs en procession saluant mon passage ,

Du bruit de mon galop, du vent de ma crinière,

Et je rentre en ma petite maison Assise sur la pierre, au bord de l’horizon.

Avec ses fenêtres égales

Recueillant dans le soir la chanson des cigales.

On peut dire que son vers, même classique, est libre, parce qu’il n'est jamais laborieux,’ qu’il ne trahit jamais l'application ni la contrainte.

En dehors de ses « voix intérieures », elle a recueilli, ici et là, quelques autres échos: des souvenirs de sa Bretagne, des impressions de

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paysages lumineux et légers, des maximes de sagesse humaine, toujours déduites de quelque symbole, des répercussions attristées de la guerre où tant de ses frères ont péri. On retrouve là des qualités maîtresses, moins frappantes toutefois, à mon sens, que dans les toiles introspectives pour lesquelles Famé et le cœur ont posé.

Elle a aussi quelques notes sympathiques pour notre Canada:

O Canada, cœur chaud sous ta face de marbre Où palpitent des yeux vivants, profonds et bleus, Ainsi qu’au pied des monts l’eau de tes lacs frileux Glisse un regard d’azur sous les cils blancs des arbres.

Décidément, puisqu’elle nous aime, nous la revendiquons pour nous. Elle a sa place toute prête dans le groupe à peine formé, mais ambitieux déjà, de nos femmes-poètes. Elle apportera dans l’ensemble de notre poésie une note bien distincte et neuve. Nous avions déjà des petits-fils de Musset, des neveux éloignés de Baudelaire et des filleuls d’Henri de Régnier: nous aurons désormais une cousine germaine de la comtesse de Noailles. ij$*

ALBERT DREUX

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