‹ Poètes de siècle de Louis XIVChapitre 4 sur 80 · JASON · texte numérisé non relu

JASON

Quels forfaits?

MÉDÉE

La trahison, le meuilrc et tous ceux que j'ai faits!

(1; Médic, acte I, s-c .ne IV.

GO FIF.RRE COR?<En.LE.

Enfin, on ne peut passer sous silence le mot si connu :

Dans un si grand revers que vous reste-t-il P

MÉDÉE

Moi!

En etfet, le mot est resté, mais il n'a cependant pas toute la beauté qu'on veut bien lui prêter; la pensée du pouvoir surnaturel de la magicienne gâte une parole qui n'aurait tout son prix qu'en s' appuyant sur la seule force du caractère.

A tout prendre, ce que sera Corneille en bien se laisse entrevoir dans Médée; ce qu'il sera en mal s'y déclare déjà hautement. La manière dont ses contemporains et lui représentent alors l'homme , fait penser à un arsenal rempli d'armures. Casques, cuirasses, jambards, tout est debout et simule la vie. Restait à mettre sur la scène des créatures humaines, des êtres vivants. C'est ce que nous allons voir tout à l'heure. Ce n'est qu'avec le Ciel que Corneille devient vraiment Corneille.

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