‹ Poètes du siècle de Louis XIVChapitre 45 sur 93 · LA COM&IK AYANT HOLIERR · texte numérisé non relu

LA COM&IK AYANT HOLIERR

dtr genre le plus prononcé. Cette pièce a passé pour excellente pendant près de quatre-vingts ans.

En 1642 parut l'Esprit follet de Douville. C'est une pièce innocente, mais puérile. On y remarque ces vers :

Quoi! fais-je une action trop libre ou trop liardie, Si je me plais parfois à voir la comédie, Qu'on a mise à tel point pour en pouvoir jouir, Que la plus chaste oreille aujourd'hui peut Touïr?

Nous avons déjà parlé des premières comédies de Corneille, et vous savez, Messieurs, qu'à part le mérite très grand du ton et du style, Tintérêt n'y résulte que de la disposition des incidents, quelque» fois, sans doute, habilement combinés. Mais ce talent n'est pas d'une grande valeur quand il est seul, et nulle part le vrai comique ne se trouve dans ces pièces, quoique, parfois, on y rencontre de la bouf fonnerie.

Le Menteur est d'un autre ordre; mais c'est à tort, je pense, qu'on l'a appelé la première comédie de caractère du théâtre français. Le rôle du Menteur n'est pas plus un caractère que ne l'est la peinture du Distrait dans La Bruyère. Dorante est atteint .d'un travers qui ya jusqu'à l'infirmité morale; il ment pour le plaisir de mentir; le mensonge Tarause; il n'en sent pas la honte; il fait gloire de ses inventions ; on dirait que mentir est le véritable emploi de sa vie. Cela peut se voir en eflFet; l'habitude peut, à la longue, transformer un travers en élément

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