‹ Poètes et mélodes [microform]Chapitre 16 sur 73 · II. XV, 318-3;>I · texte numérisé non relu

II. XV, 318-3;>I

variété, les uns sur des longues, les autres sur des brèves, tantôt à la fhesis, tantôt à Varsis. De même encore/ dans la Pythique à Arcésilas, la première strophe se termine par une périspomène \).xz'C^, la seconde par une propérispomène -pcoTcv, la troisième par un proparoxyton ^i'^zzv^ En vertu des seules lois du rytlime métrique, les syllabes de même rang avaient dans toutes les strophes la même valeur, mais dansTexécution musicale, il faut admettre que Tartiste tenait compte de Tacuité ou de la gravité tonique (1), et que la première syllabe de -pwTsv se trouvait surélevée par Taccent au-dessus de la preînière de ]}.xz-C) et de la seconde de ^i\x\zz\^K On conçoit que pour observer de telles nuances, sans déroger à l'uniformité du rythme et du chant, on employât les intervalles délicats du genre enharmonique.

D'ailleurs la modification de hauteur produite parTaccent était au moins aussi sensible à Toreille que le prolongement do durée causé par la quantité. On peut même dire sans hésiter qu'elle Tétait davantage, puisqu'elle détachait la syllabe tonique des syllabes voisines en rompant l'unisson. Il résulte de ces observations que l'accent grec, sans faire

(1) E^^gev, Apollonius Dyscole: « Sur les principe.? il est inflexible, et il s'écrie quelque part avec une vivacité qui nous fait sourire: .« Qui d'entre les Hellènes oserait prononcer £v£xâ \t,yj en inclinant » le pronom sur la particule ? y> 11 est donc vrai qu'une faute d'accent pouvait équivaloir à un bixrbansme; Apollonius ne prononce pas ce mot, mais d'autres grammairiens ne craignent pas de le prononcer. » p. 274. M. Egger cite, on eflfet, au bas de la page deux grammairiens qui ont cette rigueur. Cï. Boissonnade, Anecd. Gr., t. m, p. ^30 et 23S. Hcrodien n'est pas moins sévère : ibid., p. 250.

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partie intograle du rythme métrique, sans être gouverné d'aucune manière par les lois de la versification, mais en gardant toutes ses franchises naturelles, exerçait sur la voix des rhapsodes, des acteurs, des choristes, et sur Toreille des auditeurs, une inlluence considérable, et contribuait pour une large part à l'harmonie des vers.

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