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(3; La critique s'est peu occupée jusrju'à présent d'amender le texte de S. Sophrone ; qu'on nous i»ermette d'indiquer ici qucl'jues corrections nécessaires. Anacrcont. i, il faut écrire, vers 59 : c Hîb^ CYjv 7:psTJ7:o)v, et non ; c ("hcç r^v; vers 73 : "A7'.:v(-)îgîo llvij;j.a, et non : I!v£j[jLa Bsoio. — iii, 83 : ^jva;x'.v li^v^ Aa;jLaj/.cj, au lieu de XaJ3î. — vi, 77 : ypzx Xx^dpzj OavcvTc; , pour -^péio Ai^apsv Oxv^VTCÇ, contraire au mètre et au sens. — viii, 80 : yjp^l T£ai^, au lieu de : yjipiT. Tatc. — ix, 10, maintenir le teste de Matranga : 6 [J.r;a; Bîsio Xirpr;;, contre celui de Christ, Anth, Christ, p. 43 : tcv [Aév^v, (lui est contraire au mètre ; ilnd. 100 : çwTOv£vo'j; Sa($a; T:a-iv èpî^î'.ç n'est pas acceptable ; Christ suppose ÈKOiaîiç, mais il faut un présent, et non un futur nous écrirons cpéajc',;. — X, 51 : l'acrostiche réclame Niîv, au lieu de r^sv. — XI, 17 : écrire U"/"?;; pour ta*/'.f<; ; 39 : TraTsp:; pour Traipé;; les vers 81-S2 : 'Yzo lliT[j.sv wB* i'jyjir, \ Osiratc vc;j.ct-t çuOXoiç, doivent être rétablis ainsi : ' Vzb TriTfJLSv M^hùy^Tt I Bî^-at^ vé[JL0t3i çùOX'o;, d'après le card. Pitra, Aualccta.T. \, p. L\xn. — XII, 32 : ac^Y;;, pour cs^r/;;. — xni, 44 : è'-ipîv yjpiz, pour ytpc^ eTTtopa ; 50 : au lieu de h\iz; hjyjïr,;, lire cr^z; iMatran^^a) ou 5p[xc; (Christ).— XVII, 35 : ^vv^i'y;. pour «yv-y;.— xviii, les deux vers 57-58, incompréhensibles avec J^p:Tr;v, que portent les manuscrits, et avec l'hypothèse de Matrunt^\a gpsTaV^v, s'expliquent très-bien ^t donnent un sens fort beau avec ^icttqv. — xix, 53 ; yj^w pour
Toutes les odes de S. Sophrone sont alphabétiques, mais le y,cjx:j).'.cv et son tercet restent étrangers à Tacrostiche^ et les deux strophes r, et w, incompatibles avec ranapeste initial, sont ordinairement remplacées par une seconde strophe ; et à, La seule ode xxiii en Thonneur du patriarche Joseph ne suit aucun acrostiche.
Aucune des odes anacréontiques ne dépasse 126 vers. Ces limites restreintes ne permettent pas au poète les grandes évolutions lyriques, familières à Pindare et que nous retrouverons bientôt dans les cantiques do S. Romanus. Sophrone débute ordinairement par une invocation, non aux Muses, mais à Dieu même, à la Vierge Marie, aux Prophètes ou aux Saints qui ont pris part aux mystères qull médite. Il épanche ensuite son cœur dans la contemplation et la prière avec une émotion saisissante : on ne peut surprendre dans ses odes aucune recherche du procédé littéraire, aucun effort de composition et de style. Il y a même une certaine gaucherie dans la répétition des mêmes tournures et des mêmes mots ; mais ces négligences qui choquent le critique sévère, ne déplaisent pas quand on prie avec le poète,
i'.^iù. — XX, 2 : 'Σp:jîaAy;;j,, Tsà; vjv pour t ' è: vjv cy;. Les manuscrits ne donnent (jue les deux premières syllabes du vers 14 : TcTpa. M. Christ propose : TÉTpasiv ^pay.Tcv T£ W^Aa-;, ce qui est contraire au mètre et difficile à comprendre ; nous écririons plutôt : TîTpa (7(.)v.aî:v ïpy,zç). Au vers 2S, garder la correction de Christ T£A£TYjç pour T£ ay;0-^:. Les vers 39 et 40, dont la lecture est trèsdifficile, nous paraissent devoir prendre cette forme ^'Iva T.X[X'^ilzw': xuvf^ I y.sy,apaY;j,£V(j) -;pxzilzx. Il s'agirait de l'image de la Vierge qui se trouvait au seuil de la basilique. Cette hypothèse se rapproche beaucoup plus du manuscrit que les leçons de Matranga et de Christ. C8, jTîvixo) pour JTîvi;(0.-xxii, 42 ; ^'.wzx; pour ^zû)zxi,
quand on s'unit à ses sentiments et à ses naïves elTusions.
Sophroneest moins philosophe, et, dans un certain sens, moins poète que Synésius; mais il est bien meilleur théologien. Il ne prend jamais l'essor à perte de vue ; il n'afïecte ni les dorismes, ni les spéculations platoniciennes, mais il commente les dogmes avec une rare précision; le mot juste et essentiel de la doctrine ne lui manque jamais, quand il est nécessaire, et Ton peut deviner, dans ce doux et tranquille poète, le futur défenseur de Torthodoxie contre les plus subtiles erreurs.
Cependant Sophrone n'est pas plus que Synésius, le représentant du culte public. Il met en vers, non la prière du peuple, mais son oraison personnelle : «Je viens de Bethléem, avec la Vierge mère, qui porte entre ses bras son Enfant, vers Tauguste temple du Seigneur. Préie-moi ton livre, ô évangéliste ! donne-moi ta lyre, 6 prophète ! afin qu'au Christ enfant j'offre une double harmonie (1) ». — « Coiuluis-moi, ô lyre divine, vers le banquet sacré, afin qu'à la table mystique, je participe avec le Seigneur (2). » — « Que le peuple des saints s'avance pour honorer le saint Apôtre Jean ! que la troupe des vierges chante un digne canti(iue à TApotre vierge/ Pour moi, dont la langue est coupable, dont les lèvres ne sont pas purifiées, comment pourrais-je célébrer dignement ce Fils du tonnerre (II). » « Etienne , o Porte-Christ ! rends-moi le Christ
(1) Anacn'ont. iv, 1-S.
C^) viii, 1-4.