‹ Poètes et mélodes [microform]Chapitre 36 sur 73 · III. — LA SYNTONIE A LA FIN DU SLXItlME SIÈCLE · texte numérisé non relu

III. — LA SYNTONIE A LA FIN DU SLXItlME SIÈCLE

Le style oratoire de S. Basile, de S. Grégoire, de S. Jean Chrysostome, est une merveille de bon goût au siècle d'Himérios. Les Pères de l'Église ne parlent pas, comme les sophistes, pour charmer l'oreille et se faire applaudir; ils ont d'autres vues plus désintéressées et plus austères, et leur style se ressent de leurs intentions, comme il arrive toujours. Ils ont sans doute leurs défauts : le genre asiatique a gardé chez eux son ampleur exagérée, sa richesse exubérante, mais au milieu de ces excès, il n'y a point de faux ornements, rien pour la montre et l'étalage. La structure même des phrases se rapproche plutôt de la méthode de Démosthène que de celle d'isocrate. Du reste ces orateurs chrétiens du iv^ siècle étaient des improvisateurs : ils prêchaient souvent, et même tous les jours, à certaines époques de l'année ; ils n'avaient donc pas le temps de ménager la syntonie et de rythmer leurs phrases à la manière des poètes.

Au sixième siècle, l'éloquence chrétienne n'a plus tout-à-fait le même caractère. Il se forme, pour ainsi dire, deux sortes de prédications homilétiques.

— ior> —

L'une reste à peu pii^s conforme aux traditions de rage précédent ; elle expose et défend la doctrine, commente rÉcriture, exhorte à la vertu, sur le ton grave et tranquille qui convient aux pasteurs. C'est la prédication de tous les jours ou de tous les dimanches, plus solide que brillante, généralement improvisée, et dont les âmes ont recueilli les fruits, à l'insu de Thistoirc littéraire.

Un autre g-enre de prédication est réservé aux grandes fêtes, soit de PÉglise universelle, soit des églises particulières. Les orateurs en renom, les maîtres de la parole, sont alors invités ; ils préparent leurs discours, phrase par phrase, et mot par mot, sans ostentation, nous voulons le croire, mais avec un grand souci de Tattento générale qu'il leur faut satisfaire. Le jour venu, la foule se presse dans la basilique, et au milieu des solennités du culte, à un moment donné de Tomce de Laudes, Porateur monte à l'ambon et prononce l'homélie festivale. A juger ces homélies d'après les rhétoriques d'Aristoto ou de Quintilien, ce no sont plus en réalité des œuvres oratoires, mais de véritables poèmes. L'exclamation, le dialogue, la prosopopée, les figures les plus hardies de l'ancien lyrisme se succèdent sans transition, s'accumulent sans mesure, et Torateur lui-même déclare souvent qu'il prononce, non un discours, mais un cantique. Cette forme nouvelle et dramatique de Thomélie semble avoir pris naissance en Egypte, dans la grande église d'Alexandrie (1). Le patriarche Euloge

(1) Card. Pitra, Hymnogniphie de V Église Grecque, Rome, 1867. page 45.

commence ainsi son sermon pour le dimanche des Rameaux (1) :

Tcv v;jv zcb; tcv 6î:v XYMùZb)\xi^ • îb ::v£j;/,a jjly; z},iziô\iv^ • 5

Ta; Aa;j-iBa; y;;xwv i^x'.lzCoc £ravad(oj.cv • Tcv 7;.:(ova tt]; 6'jyf^z £;aAXi;(o;jL£v • Ta ^xix (oç v./.Y;çcp:'. ^a7Tir(o;j,£v * lx£Tà TCJ c/Acj Ta Tc5 zyXz'j ^zr^ZLù[ltv • ;j-£Tà T(ov TTaîswv, (oç Cl za-c£; •j;xvY;::a)jjL£v • 10

'Oravva • £OA:vy;.;.év:ç ; izy^ii.VK; èv cvcy.aT: Kupîcj.

Après ce début lyrique, l'orateur fait parler successivement les prophètes, les enfants qui prennent part au triomphe du Christ, Thérétique Paul do Samosate, Phérétique manichéen, enfin la Vierge Marie ; c'est un véritable dialogue, un drame théologique. La syntonic règne d'un bout à l'autre du discours, interrompue seulement par les citations scripturaires (2).

La plupart des homélies d'Anastase le Sinaïte et deS.Sophrone présentent les mêmes caractères pour le style et pour le rythme. Tous deux se formèrent

(1) Pair. Gr.T. LXXXVI, p. ?1>13.

(2) Signalons les incises qui commencent par le mot ziXtv p. 2913: la série d'invitations: cî ^:jv:t, T/.'.pzr^zxzt, p. 2*.>16 ; la suite d'antiihèscs : y; v/a y.ai a$ay;ç, p. 2«.>21 ; et surtout, vers la péroraison, l'alinéa XI, p. 2033, où la syntonie est en partie double :

£*/£♦.; (0 -'.îT^TaTcv Ta T"^; £:pTr,ç l\y,ù'^'.x - \ T/^pzr^z:y.

i/v.z Ta e£:a y,x\ a;j.(.);xa ty;.: 'E/,y,\r,zixz B:5iv;a.aTa • | TcO^r^jcv.

surtout à Alexandrie, et tous deux joig-nirent à la réputation d'orateurs le renom plus glorieux encore de mêlodes. A ce double titre, ils devaient être experts en synfouic.

L'homélie de S. Soplirone sur r Annonciation de la Mère de Dieu a été publiée par Ant. Ballerini, avec de savantes notes. Le texte grec seul remplit trente-six colonnes d^un volume de la patrologie de Migne (1). Or les deux tiers de cette homélie sont en prosopopées. Après renseignement théologiquo sur le mystère du jour, plusieurs manuscrits portent la scolie : TiXc; ty;; H£:).cv':ac. C'est alors seulement que l'orateur semble entrer en matière, il raconte le message de TAnge, il explique la salutation joyeuse : X^^pc x£xapiT(0|xivr, , car c'est bien la joie qu'apporte Gabriel :

fi^ct, ty;; 7:\hT,; ty;v iyVjv izxvi'liz^xK •

f.Sît, T^; ?Ocpa; ty;v $jva;jL'.v çO£'p£-Oa: • 15

vî^îi, TCJ ic5:u ty;v vt/.y;v xaOiXxîjOa: •

f.Si'., Tcv a-GXXûjj.£v:v avOp(o-:v Jw^ssOat , Tcv TSjTSt; TTiXai CîjXsjcvTa, à? ' eu TsD Trapaccbcj tyj; Tpuç^: à-i\r-.x-v, , xa: TYJ; èxst js ^.xv.x^[y.z a-.aTpiji^; âl^Xr/AaTat (2). :?0

Puis emporté par son propre élan, S. Sophrono chante lui-même le cantique de l'allégresse, et rhymne ixiOt-c-: de Sergius, dont nous parlerons

(1; Pair. Gr., T. LXXWIF, 3i>17-3->88.

bientôt, n'a pas de tropaire plus lyrique, plus harmonieux, plus entraînant que cette période ora-

toire.

Aa:p:iç, o) yxzxz ty;; £z:jpav':j 7£vvY;Tpia • Xajp:ic, (S xapa; ty;; j-£pTâTy;: ;j.ai£6Taa • X^'p:'.;, (0 yapa; ty;; ^(OTYipicj ^.Y;Tpc-oX'.; • X^'p::;, (o yapa; t^ç àOavaTCj -apa':T'.£ • X^t'.p:'.;, (0 x^pi; T^ç aXr/T:j ;xjtt:xcv y.aTa-'w-.^v • X^;P-^?, <J> X^?î; ty;; ippYjT:. à;tava.T:; ap:,pa • X^'^p:'.;, (0 /xpa; ty;; xzijz-yj r.r-r, -a:rj.ay.api^TC; • Xïip::;, 0) xapaç ty;; iï>{:, 0£:9cp:v X£i;i.Y;Xi:v • X^ipz^;. (ô xapa: ty;; Zi^z'xzzyz'j çjtcv cjOaXÉjTaTCv •

Xafp::;, ;:> H£:j My;t£p iv6y.9£UT£ •

X^tp:i;, 0) napOiv£ jx£Tà t:z:v à:OXY;T£ • X^tp::;, (?; TrivTcov -apacircov rap:>c;iTaTcv 0£a;^a.

TL: c:j çzxzx'. ty;v àvXatav cjvY;T£Tai ;

t:; ::cj çiva: tc Oaj;j.a T:X;j.Y;7£t£ ;

».^ wwj /./;^.j.a'. Oap:r,7£i to iA£Y£T:; ;

Puis la pensée et le rythme, d'un même essor, se relèvent par une série d'anacruses :

"AvOptôrtov ty;v çjjiv l'AZz-^:r,zxz ' A*-;£X(ov Ta: Ta;£'.; v£v{y.Y;y.a; • -So^ 'ApX^VTiAov Ta; ç(OTajv£(a; à-ixpj-la: ' T(ov 0:cv;ov Ta; ::p:£cp{a;, c£jT£pa; c:j a-£:£.ra; •

TÔ)v Kjpt:TY;T(ov t: j6:; Iz'^azx^xz • * 40

T(ov 'Apxo>v Ta; y.aOT,7Y;j£t; -pc£cpa;j.£; • tTjv 'E;:jrt(T)v t: rOiv:; £V£jpwrac • Twv Ajva;j.£(ov ^jva;j.(OT£pa -p:£XY;XuOa; :jva;j.:; • "^ ^^ J^^?-^;^^j^-->^^^X-;^^-:v vy;{v::; cçOaXjxct; û-p/3aX£; • 4 } ♦ '» • • .* ' /- <" ^'•*^"'^"""t •»«i{'-t; «^~£p^£s;Y;y.a^.

Cette explosion crenthoiisiasme n'est que le début d'un Ion- pané-yriquc do la Vierge, que Torateur, transformé en poète, met dans la bouche de Tarchange Gabriel (cap. xviu-xxiii). Cette prosopopée, interrompue un instant par la description du trouble intérieur de la Vierge à la parole de Fange, reprend au chapitre xxiv- et se poursuit jusqu'au xxxiie C'est au tour de Marie de parler et de commenter le mot de TEvangile : m, c,.at j.:t -..o (cap. xxxiixxxiii). L'archange reprend son panégyrique, et continue d'expliquer à Marie les privilèges de sa Matermté virginale. Marie ne se refuse pas aux promesses divines, mais elle demande des explications plus précises. I/archange admire la sagesse de la Vier-e et lui révèle enfin les derniers secrets du mystère. Marie donne son consentement, voici la servante du Seigneur ', rarchange remonte aux cieux, Sophrone reprend l'explication dogmatique de rincarnation du Verbe, et l'homélie se termine par le commentaire lyrique de l'exclamation trois fois répétée : sùawX'.a, siarréXta, EiavYiXta ! Par l'Incarnation, tout est cliângé dans le monde :

cuy.sTi OivaTov Tp£;jL:vT£; •

cjxs'ti Ta; çavcpà; aÙTîD Tjpavv($a; 5£t;i.a(v:v-c • àXX cXct Gîbt çatvcfjiîvct •

SXoi T^; itvw x-?£ta; Ypîf jj.£v:t • SXct rcXtîai if,; avco ttcXîw; 'IspsyjaXY;;^ 0£(opc6;j£vot

IvGa vàp av T/So\kts f/jAiov tc T:oX{T£u;j.a,

£/.£• xa: T2j; lù.r^pj^ E£;c;j.=ea,

xal Ta: a^frjîj; jj.:và; xaT:'.XY;::c;j.£v.

Si le lecteur consent à relire les fragments que nous venons de citer, il observera que chacune de ces lignes, que nous avons séparées à dessein, se termine par deux dactyles toniques (1). Non seulement le dernier mot de chaque membre de phrase est proparoxyton, mais encore le mot pénultième lui fournit précisément les syllabes nécessaires pour constituer une dipodie. Si le dernier mot n'a que trois syllabes, Tavant-dernier est proparoxyton : OivaTîv Tp£;j,:vT£;, àvOp(o-:v zîù'lzz^xi. Si la proposition se termine par un mot de quatre syllabes, il est précédé d'un trochée tonique : xc:;j.:v x^-iUz^r., z^-r.z'^j {Ar^Tp—X'.r. Enfin si le mot final est pentasyllabe , le mot qui précède est baryton : i/Xjv àçav::£:Oa'., }j.:và: xaT:ixY;T:;j,£v. Cette règle n'est pas observée, avec la même exactitude, dans les parties didactiques de rhomélie, elle ne s'applique pas non plus aux textes de TÉcriture cités par l'orateur, ni à la doxologie qui termine le discours et dont la formule avait été fixée par la tradition. Sauf ces exceptions qui s'imposaient dVlles-mémes , la loi que nous venons de signaler est absolument générale. Ifail-

(l)Les lignes 1, 30 et 5i^ se terminent par un seul dactylo tonique, mais la ligne 1 contient les premiers mots de l'orateur et devance, pour ainsi dire, le rythme lui-nu'me; la ligne 31> serait rétablie facilement, en écrivant csj li\»-.i^iz^ au lieu de Zfj-iziz zz-j et la ligne 52 pourrait être réunie à la suivante. Quant à TinciseM qui se termine par un trocbée tonique, elle n est qu'une citation de 'Écriture, dont le texte ne pouvait être altéré.

leurs Sophrone , comme autrefois Himérios, a luimême indiquo le nom ilo ce rythme oratoire.

Pendant son s(5jour en É<rypto, il fut atteint d'une affection dos yeux fort dangereuse. C'était, ou un épanchement des humours dans l'organe, ou une 'dilatation exagérée des paupic^res. Les médecins, partagés sur la nature du mal, s'accordaient seulement pour annoncer à Soplirone (iu'il serait bientôt aveugle. Le malade eut alors recours aux remèdes surnaturels, et fut guéri, comme il l'affirme lui-même plusieurs fois, au tombeau des b-t,. martyrs Cyrus et Jean. Il témoigna sa reconnaissance à ses médecins célestes par le récit détaillé de leurs miracles. Cet ouvrage ressemble plutôt à un poème narratif qu a une composition historique. L'auteur le fait précéder d'une sorte d'introduction ou'pwfhéonc, et d'un panégyrique ^,-x<^:x:=v. L'introduction se termine par ces mots éni-inatiques (1) : °

ilX ' r,;«r,- t:3t:v âiiavTî,-, -cv <;^vt:vsv :^xpk4:i>.î^.

Ces expressions ont étonné le traducteur latin Bonilace : quel était ce rararUVe rivTcv:.-. préféré au cciractère àv3=;.ivc; ...i i'.x,,,,- ? Rô.iexion faite, ou non faite, 1 interprète Honiface déclare au lecteur intelligent, que Soplirone laissera de coté le style Moais et solutus pour adopter le style cxtcnsus. VoilA qui

(1) Pau: G,:, ibid,, ,„ aj^g.

est clair, et jamais traducteur latin n'a trahi Tintention d'un auteur o-rec avec plus de bonne foi. Cependant Sophrone s'est mis à l'œuvre dans le style sijntonique, et déjà toute sa prothéorie a commencé de justifier sa promesse : divisée en six chapitres, elle contient environ 240 lignes rythmiques de cette forme :

"O0£v àvasravTî; xal y.aO ' érjTS'j; ri.£Tà TauTa 7cv:;j.£v::, xal Tiov z^iù\jhm ^xj\ii'm 'z 7:ay;0:; OswtAîvsi, y., t. )..

Les interruptions du rythme syntonique sont causées par des citations de TÊcriture, et il f^iut voir avec quel soin Torateur amène ces passages du texte §acré, rebelles bilïisyntonie :

aAAa TSJT5 cpav r,;j.3t; £T£c:v avsy.c-TS a:v.:v, c-£p ây.y.Xr^-'.âi^tov z -aA:;j.u)v 3.'v;zxix'z *

Suit une citation de YEcdcsiastc, et S. Sophrone l^prend :

y.al lx'^',1 z 'zuiz^ V£vvr,7i;j.£v:; /i^wv iv "A::;xac:iv •

et, après quelques mots du Psaume XXI, la phrase interrompue se poursuit :

y,xi zx^'x; e::: 'r^f cixuxv àvaYi;j.£vc; '^.'.^jx^z',^

nouvelle citation du Psaume LXXV, nouvelle reprise du rythme; et ces alternatives se continuent pour

le texte do Jonas c( du Dcutà-onome, que roratcur veut produire encore.

Le païK^gyriquo commence avec la même règnlAnté, et ses trente-trois chapitres doivent contentenviron 1200 incises syntoniques.

Bien plus, les LXX miracles des Marivrs sont racontés suivant le même rytlimo, ce qui 'suppose au moins 7,000 lignes, terminées par deux dactyles toniques. Il y a peu de m^Hres prosodiques dans 1 antiquité, dont on puisse constater les lois sur un SI grand nombre d'exemples.

Nous avons employé jusqu'à présent les noms de dactyles et de dipodies dacfyliqucs, pour caractériser les tinalcs proparoxytoniques des incises. Ces expressions ne sont rigoureusement exactes qu'au point do vue de l'orthographe. Dans la prononciation, // se produisait, sur la dernière syllabe des mots proparoxytons, un accent secondaire, qui relevait la voix et transformait le dactyle tinal en crétique. Voici les preuves do ce que nous venons d'avancer.

1" A priori, il est difflcile d'admettre comme intentionnel le retour régulier et monotone de deux syllabes sourdes à la «n de toutes les incises. Cette désinence était par elle-même tellement molle et

énervante qu'on devait plutôt la fuir que la rochercher.

2» C'était une régie déjà ancienne que l'accent grave, devant une ponctuation quelconque, et par conséquent à la tin des membres de phrase, se changeât en accent aigu. Cette régie, fondée sur les nécessités de lapronon.:iation, était plus générale qu'il ne

semble d^aborJ : avant la pause et pour rannoncer, la voix s^élevait naturellement par un dernier effort. Dans les oxytons, cette élévation de la voix était marquée par le changement orthographique du grave en aigu ; dans les paroxytons et les périspomènes, la pénultième tonique se trouvait assez rapprochée pour profiter elle-même de ce surcroît de hauteur; mais dans les proparoxytons, où la syllabe accentuée était à bonne distance de la pause, il se développait sur la hnale un accent moins aigu que raccent premier, mais encore très- sensible à Toreille. ^ 3« Les analogies de l'accent latin nous conduisent à la même conclusion. Dans la poésie rythmique du moyen-age, les proparoxytons peuvent être regardés comme doublement accentués sur Tantepénultième et sur la dernière (1).

4" Les cantiques des mélodes byzantins, dont Thomotonie était la préoccupation principale, présentent souvent des correspondances comme celles-ci : avôpwz:; et r,i'x\xzz, rS^im et âp-jvwv, correspondances où les mots x.ôptorir, ::iX£u,v doivent être regardés toniquement comme des crétlqucs.

Il résulte de cette observation que les désinences proparoxytoniques affectées par les orateurs sont des désinences masculines et répondent aux finales iambiques de l'ancienne prosodie, où le vers se terminait par un temps fort : au contraire, les désinences paroxytoniques, beaucoup plus rares, sont féminines et correspondent aux finales trochaïques, où

(1) C'est ce que M. Gaston Paris a démontré d'une manière peremptoiredanssa Lettre à M. L'on Gautier : Biblioth. de l'École des Chartes, T. XX VU, p. 584.

Ip vers se terniiiiait par le temps faible. Mais nous ne croyons pas que Ton puisse exclure absolument le dactyle de la syntonie ^nx^cque, comme on Ta exclu dos rythmes toniques latins. Le dactyle se trouve souvent au commencement et au milieu des incises , particulièrement à ravant-dernicr pied tonique; et c'est seulement à la dernière place qu'il change de valeur sous rinlluenco de la pause.

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