‹ Poètes et mélodes [microform]Chapitre 70 sur 73 · AU DIXIÈME SIÈCLE · texte numérisé non relu

AU DIXIÈME SIÈCLE

La svntonie s'est maintenue dans le -enre oratouv pendant lès premiers siècles du moyen-âge byzantin. Pour nous la ire une idée de cette intluence persistante, nous avons dressé rapidement le catalogue des homélies syntoniques qui .e rencontrent dans les volumes LX\XV-C, delà ratvologic grecque de Migne. 11 est bien entendu que les œuvres hymnograpliiques sont exclues de cette liste.

T. LXXXV. - La syntonie est très-fréquente dans les homélies de Basile deSéleucie, p. 28-473 : continuelle dans les œuvres d'Antipater de Rostres, p. 1704-1790.

LXXXVl. — Eusèbe d'Alexandrie multiplie les incises terminées par un trochée tonique, p. 313-401. - Les discours dialogues d-Eusèbe d'Emèse (attribution douteuse) sur la descentiMle S. Jean-Baptiste aux Enfers,ot surla trahison de Judas, p.50V)-530,sontplus curieux par leur caractère dramatique que parla svntonie.rendue presque impossible par la multitude des citations scripturaires. - 11 y a peu de traces de syntonie dans les œuvres de Léontius de Byzanco et du patriarche Eutychius ; en revanche elle triomphe dans le discours d'Eulogo d'Alexandrie, dont nous avons parlé plus haut, dans la lettre de Zacharie de Jérusalem à son Église désolée, p. 3228, et dans l'opuscule anonyme sur la Captivité persiquc,^. 3236.— 11 y a

aussi un rythme caché clans le discours sur la Dormition de la Vierge, par le patriarche Modeste.

LXXXVII. Toutes les œuvres en prose de S. Sophrone sont en style syntonique : la lameuse lettre synodique à Serj^ius, p. 3148, les honu^ies sur l'Annonciation, p. 3217, sur l'Exaltation delà Croix, p. 3301, les pané«?yriquos de S. Jean-Baptiste, p. 3321, des apôtres Pierre et Paul, p. 3355, tout l'enseniblo des œuvres relatives aux martyrs Cyrus et Jean, p. 3380-3695, la vie de Sainte Marie Éj^^yptienne, p. 3697. Quant au Trichdion, publié par An^. Mai, et reproduit parMi^^ne sous le nom de S. Sophrone, nous prouverons ailleurs qu'il appartient à S. Joseph rhymno^'raphe. — Remarquons encore les fragments syntoniques de l'homélie du moine Alexandre sur l'Invention de la Sainte-Croix, particulièrement les salutations Xaipst; TC'vuv, p. 4072, et plus loin, p. 4084.

LXXXVIII. — Panégyrique de tous les martyrs, par le diacre Constantin, p. 480. — Une bonne partie du livre du Pasteur de S. Jean Climaque, p. 465. — Dans le discours de Grégoire d'Antioche, p. 1848, les désinences oxytoniques dominent ; au contraire les proparoxytons sont plus nomlireux dans un autre discours, p. 1872. — Homélie de Jean le Jeûneur sur la Pcnitawe, p. 1937.

LXXXIX. — Tous les discours d'Anastase le Sinaïte, en particulier le sermon sur les défunts,^. 1192 (comparer le cantique d'Anastase pour les funérailles : Card. Pitra, Anal, 1. p. 242). — Nombreux passages syntoniques dans les homélies d'Antiochus, moine de S. Sabas, p. 1431.

XCIII. — Quelques traces de syntonie dans les œuvres d'Hésychius, par exemple, p. 1468 et 1479. — Passages plus remarquables dans les sermons de Léontius de Chypre, p. 1565, et dans la vie de S. Siméon Salus, p. 1669.

XCVI. — Homélies de S. Jean Damascène, avec le dactyle toniquepresque constant: p. 545-813; comparer les salutations de l'homélie sur l'Annonciation, p. 649, à celles de S. Sophrone, de Sergius, du moine Alexandre.

XCVIl. — Discours d'André de Crète, p. 805-1301; les finales paroxytoniques sont assez fréquentes, mais le dactyle est dominant.

XCVllI. — Dans les œuvres de S. Germain, remarquer encore les douze salutations : xx''po'.; TS-vapouv, p. 304, et surtout les deux dialogues, p. 321, entre la Vierge et l'Ange, et p. 332, entre la Vierge et son époux Joseph. (L'acrostiche alphabétique est double, les deux interlocuteurs commençant par la même lettre). Cependant la syntonie n'est pas très-sensible. — Le sermon sur l'Epiphanie, du diacre Pantaléon, p. 1244, et l'homélie sur la Présentation de Marie au temple, par le patriarche Taraise, p. 1481, sont plus remarquables sous ce rapport.

XCIX. — Dans certaines parties des discours de S. Théodore Studite, nous retrouvons presque la régularité syntonique de S. Sophrone. Voici encore les douze salutations,tant de fois signalées, p. 725.

C. — La vie de S. Etienne le jeune, par son homonyme, diacre de Constantinople, est en style syntonique fort soutenu. L'auteur semble d'ailleurs l'annoncer au début, p. 1072. — Voir encore l'éloge de S.Marc, par le diacre Procope, p. 1188. — Dans quelques sermons de Georges de Nicomédie, p. 1335, les finales paroxytoniques semblent dominer, dans d'autres au contraire, la dipodie dactylique revient régulièrement.

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