‹ Poètes et poésiesChapitre 27 sur 45 · ENDYMION · texte numérisé non relu

ENDYMION

) jeune Endymion! voici venir l'aurore.

tes lueurs, du matin l'horizon se colore,

/•étoile en son palais d'azur va languissant,

hébé voile l'éclat de son pâle croissant

',t s'efface. Où va-t-elle? Elle va, chasseresse

moureuse, livrant au vent sa blonde tresse,

ur le sommet connu du mont mystérieux

hercher le front charmant qu'elle baisait des cieux.

loins charmante jadis, en sa grâce adorée,

.ux regards d'Anchisès la belle Cythérée

e montra quand, l'amour enflammant son désir,

ur le sein d'un mortel elle voulut dormir.

lais jamais, ô Phébé! reine des blanches ombres,

[i la mousse des bois, ni la grotte aux flancs sombres,

ii les abris touffus des ombrages discrets,

>U le bruit des baisers meurt dans les airs muets,

e virent à tes pieds descendre ta ceinture,

ur ton sein virginal glisser ta chevelure,

ifi sur les membres nus de ton corps enchanté

ourir en longs frissons l'ardente volupté.

Elle vient; sa tunique au col blanc qu'elle embrass

S'adapte, et fait flotter jusqu'au genou la grâce

Des chastes plis voilant ses pudiques beautés ;

Et, des bois, des coteaux, des antres écartés,

Les nymphes des forêts, des vallons, des montagnes

Accourent, vif essaim de légères compagnes,

Qui Tare dans une main, le sonore carquois

Sur l'épaule, et lançant les chiens aux grandes voix

Par les fourrés épais et les vertes clairières,

S'excitant à l'envi par des clameurs guerrières,

Sur la piste du daim qu'aiguillonne la peur

De leur course de feu pressent l'élan vainqueur...

Allez, fouillez les bois et les gorges profondes!

Mais elle, délaissant vos traces vagabondes,

Et la meute hurlante et le cerf aux abois,

Par le sentier perdu dans les ombres des bois

S'élance Du Latmos elle a touché le faîte.

Au centre d'un massif, dont l'ombre sur sa tête S'inclinait, et flottait en mois balancements, Comme un rameau ployé par des oiseaux chantant: Endymion dormait

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