LA NUIT
Le soleil s'est caché, l'obscurité commence ; — le jour a quitté son manteau brillant — et, vêtue de noir, le visage sombre,— la nuit silencieuse s'avance à pas lents, — tandis que la pâle lune — voilant son éclat — se promène paresseusement sur son éhar d'argent.
Les bêtes s'accroupissent, — les oiseaux se per* chent : — l'homme abahdonne son labeur poiit chercher le repos. — Le sommeil agite sans bruit ses ailes légères, — et de ses mains fatiguées couvre ses paupières;
Voici que la nuit est parvenue à moitié de sort chemin— marchant dans les profondeurs du calme et du silence. — Pas une voix né s^entend nulle part, — tout est tranquille, tout semble désert.
Lent et inaperçu passe et repasse le tempsj — ayant pour seule escorte le chœur des songes. — — Dans cette sUprême sérénité, seul l'amoiir is'agite. — Mon amour seul ne se tait pas. — Je veille et je souffre avec lui, ^ avec lui je gémis et me lamente;
vGoOQle
Dans cette petite idylle, comme en presque toutes sçs cintres poésies, il y a une tendance à la prosopopée :