LA VIEILLE
Petites filles, nées d'hier, — voilà que vous posez en demoiselles ! — et riez de mes paroles î — Ah !
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ii4 POÈTES GRECS CONTEMPORAINS
j'ai été jeune, moi aussi,— et ce n'est pas la beauté qui m'a manqué. — J'avais un charmant visage — et deux yeux comme des étoiles. — Allez-vous-en, écervelées, — qui vous moquez de mes yeux.
Alors les jeunes hommes se tuaient pour nous, — mais ils n'osaient approcher le bas de notre robe. — Maintenant ils viennent vous débiter des sornettes à propos d'amour, — ils vous prennent dans leurs bras, — vous entraînentet vous font sauter. — Ils vous parlent en français, vous serrent la main, — ils rient avec vous et vous riez avec eux. — Sottes, où en êtes-vous arrivées ?
Vous vieillirez aussi, et vos petites filles seront pour vous ce que vous êtes pour moi. — Vos chapeaux, vos plumes et vos modes — auront le sort de mes turbans d'autrefois, — et vos visages ridés et sans dents ne seront plus faits — pour servir de thème à vos adorateurs.
Les allusions au passé, les détails sur l'ancienne façon de vivre et sur les mœurs nouvelles à Constantinople, qui font goûter ces pièces aux compatriotes du poète, ne sauraient trouver place dans une traduction, dépourvues qu'elles seraient pour nous de leur intérêt particulier. Voici une pièce d'un intérêt général :
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ÉCOLE DE CONSTANTINOPLE ii5