SAN ADO
" iiKxIcslie qui PaccdHiimgnaieiil loiijoiirs : an milieu des occiijiii- '< lions les plus séduisantes pour l'esprit, entouré d'amis qui le tIk'- >' rissaient, il quittait tout au moment qu'il ap}»reuait (ju'un uialade « de la lie du peuple souhaitait de le voir, et il allait loin ponr lui » porter les secours du corps et de l'àme. Pour adoucir la doiilenr « dont je suis pénétré, ou m'a permis (pie je fisse faire sou portrait. « La u;ort avait déjà effacé quelques traits ; mais la vive impression ' »pii uie restera toujours de ce cher ami ui'avait mis en étal d'y ' snppléer et de rendre au peiutre ce qui avait disparu. »
On commit d'ailleurs le placet que Voltaire adressa au prince deC^outi poiu- un neveu de son ancien précepteur, après la mort de celui-ci. La réponse favorable ne se fit sans doute pas atteiulre, car la demande n'eût pas été faite si l'on n'avait pas compté siu" un résultat certain.
Sanadon , il est vrai, avait une certaine fierté d'esprit (|iii rempéchait de transiger avec ses devoirs , il se roidissait contre tout ce <pii lui semblait oppression. Seul, après la mort de Fénelou disgracié, il osa louer l'ancien archevècpu^ de (lamhrai; l'épitaphe cpi'il composa pour son tombeau, ainsi (jue celle cju'il écrivit pour Catituit, sont regardées comme des modèles dans le genre lapidaire.
11 e.xisle deux portraits gravés de Sanadon , Tmi dans la suiic d'Odieuvre qni accompagne V Europe illustre i\c Dreux du Uadiei-, l'autre dans celle de Desrochers. Le poêle avait fait hii-mème une inscription pour être placée au-dessus de son image. Elle ne dénote pas chez lui une grande modestie :
Aiireo duxit milii secla filn Lœta libertas, et arnica recti, Ner venenato niea felle linxit Gaudia livor.
l'ublicas l'orteiii reniovere curas Musa me semper sludiis profana?
Plebis exemit, slygiisque >alem Iiividet umbris.
« Une douce et honnête indépendance m'a filé une existence dorée, « ((ue l'envie n'a point souillée de son fiel empoisonné.
« Etrangère aux passions de la foule que j'ai courageusement
g LKS NORMANDS ILLl STHKS.
" (|iiilt«''(' , ly muse (jiie je inilliv»' loin des situeis di- la vie |)iilili(|iie .
" (léi()])e aux ombres infernales et. mon nom et mes vers. »
Quelques biographes oui confondu Noël-Elienne Sanadon avec s»»ii
oncle Nicolas Sanadon, comme luinêàKouen, comme lui jésuite, el
auleur des Prières el inslruclioiis chrétiennes, Irès-souveul réimjirimées.
Nicolas Sanadon mourut en 1720.
NOTICH: BIBLIOGUAPHigit;.
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On trouve des pièces du P. Sanadon dans les Mercures et autres recueils du temps, principalement dans les Mémoires de Trévoux. Le texte latin el la traduction du PervigiUum Veneris ont été réimprimés dans un recueil de pièces du président Boubier. Amsterdam, 1737, in-4, et Paris, 1738, in-12.
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