EXORDE DU PLAIDOYER POUR LE GÉNÉRAL BARON CAMBRONNB
Messieurs, V ''^
(^ \ En ces temps où l'insubordination et le mépris de la foi jurée, ■>»», oià l'oubli des devoirs et la violation des serments les plus sacrés, ont enfanté de si grands maux et fait connaître tant de coupables, "" n'est-ce point un spectable étrange que de voir un homme généreux -j conduit par son attachement à ses chefs, par son respect pour ses -^ serments, sur ce siège honteux, où de justes vengeances appellent les parjures et les conspirateurs ? N'êtes-vous pas encore plus étonnés que nous, vous, Messieurs, qui avez vécu dans nos camps ? Vous le connaissez, cet homme qu'on vient de tirer d'une obscure prison pour le faire asseoir devant vous sur le banc des accusés ! Toutes les fois qu'une ardeur française vous emporta au fort du péril, au foyer des combats, vous avez rencontré, vous avez admiré le général Cambronne, soit que dans les rues de Zurich, à la tête