M«E EDMOND ADAM
nette présidentielle. Et sur ce problème, toujours irrésolu, de Tégalité des sexes, elle a écrit quelques lignes qui méritent d'être citées. C'est une apologie des devoirs qui s'imposent à la femme, quelle que soit sa condition, et dont le plus sacré est de veiller à la bonne tenue de sa maison, au bonheur de son mari et de ses enfants :
Pour une femme d'intérieur tout devient utile ou plutôt utilisable. Chez le peuple, l'aisance s'accroît ; chez la bourgeoise qui a le goût de sa maison, la fortune s'augmente et, par la même raison, au faite de la société. La famille qui compte des femmes d'intérieur prend plaisir aux réunions et le bonheur naît, se continue et se conserve dans des milieux qui bénéficient de toutes les joies qu'apportent les deux grandes vertus de la société et de l'individu : l'utilisation des ressources et la stabilité des goûts.
Associée de l'époux, réalisant l'idéal de l'union conjugale, la femme de plus en plus doit prendre sa part au labeur commun, des responsabilités du compagnon de sa sa vie. Ses facultés ne sont point identiques à celles de l'homme, mais elles sont égales, parce qu'elles sont complémentaires et réalisent le beau mot social d'équivalence.
La joie que donne un intérieur soigné, ayant toutes • choses classées, retrouvables et utilisées, que ces choses soient en petit ou en grand nombre, est plus complète qu'on ne croit pour tous les hommes, fussent-ils désordonnés eux-mêmes. Il y a là une œuvre qui n'a rien d'inférieur, comme beaucoup de femmes se l'imaginent, et l'une de mes fiertés a toujours été d'être ce qu'on appelle en France une < femnre de ménage >.
On ne saurait mieux exprimer des idées plus raisonnables. Il convient assurément de ne pas prendre au pied de la lettre ces derniers mots. M™* Edmond