CONCLUSION
Nous avons cherché, dans notre travail, à vous démontrer l'opportunité et les avantages du drainage. M. de Gasparin.
DRÀmAGE. 823
dans un rapport au conseil général de Tagriculture^ s'exprimait en ces termes : « Je n'hésite pas à dire que les -sources de c nos montagnes et nos fleuves majestueux roulent annuelle- « ment des milliards à la mer^ qu'une pensée et une volonté < pourraient fixer sur notre territoire, b Nous sommes intimement convaincus que les eaux stagnantes à la surface du sol arable^ en arrêtant la végétation^ empêchent la formation de richesses non moins considérabléfs : le dlrainage^ en détruisant cet eflet pernicieux^ doit avoir pour résultat d'augmenter dans une proportion énorme^ la valeur de notre territoire agricole.
Les grandes entreprises de drainage que nous espérons provoquer^ retiendront les populations laborieuses de noscampagnes aux travaux des champs. Elles pourront même un jour venir en aide à cette armée de travailleurs qui s'adonne aujourd'hui aux embellissements de Paris et qui peuple les ateliers de nos grands travaux industriels.
Nous sommes, enfin, de ceui qtii redoutent beaucoup l'abaissement du prix des céréales, de la viande et des autres produits agricoles, amené par l'exagération de la concurrence étrangère ou le manque de crédit causé par les révolutions. Nous appelons, au contraire, de tous nos vœux ce bienfait, lorsque la concurrence intérieure peut produire cet abaissement, par la diminution des frais de culture, l'augmentation des récoltes et le développement du capital national.
Persuadés que le drainage peut en France, aussi bien qu'en Angleterre, contril?uer à résoudre le grand problème de la vie à bon marché, sans compromettre aucun des intérêts engagés dans la question, nous avons l'honneur de vous proposer l'adoption du projet de loi.