‹ Police! Police! [microforme]Chapitre 7 sur 9 · PIERRE · texte numérisé non relu

PIERRE

M. Laye Gouin l’a p nos enfant:

vinces et fr maints pay fres sont là gens, ils ne celui qui n parents son pour les fair lois, et ent . JACQUES si quelque e à en être pr que le gouv M. LAayeu général que gieuse, le ce à écrire; le « l'obéissance vernement p gnement du mousser ? e:

s'échapper de nen voudrai

rsement. Les Anglais de la province ne l'ont pas plus e vous, l'instruction obligatoire : ce n’est donc pas elle i leur procure des places et les enrichit. Qui vous raite ces histoires-là ?

PIERRE — Qu'importe ! Mais dites-nous pourquoi gouvernement ne la donne Pas. Est-ce parce qu'il oute de favoriser les ouvriers? Il ne redoute pas tant votes ! Il a bien trouvé de l'argent pour le chemin fer de la baie James et pour les gros entrepreneurs. irquoi ne la donne-t-il pas ?

A. LAJEUNESSE — Laissez-moi vous parler franc -'il la donne pas, parce que vous n’en avez pas besoin : ce qu'elle serait dangereuse et que vous n’en voudriez

IERRE — Vous dites qu’on n’en a pas besoin ?

[. LAJEUNESSE — Oui, je le dis et je le répète, M. in l’a prociamé à la face même de ses contradictenrs : enfants sont aussi instruits que ceux des autres proes et fréquentent mieux l’école qu’on ne le fait dans its pays où sévit l'instruction obligatoire. Les chifsont là; on a beau coller dessus le nez de certaines , ils ne voient rien : il n’y a pas de pire aveugle que Qui ne veut pas voir. Or, puisque chez nous les nts sont assez soucieux de l’avenir de leurs enfants

les faire instruire, Pourquoi aller les molester par des et entraver leur liberté ?

LAJEUNESSE — I] Y à une chose plus utile au bien al que l'instruction profane, c’est l'instruction reli- , le catéchisme, La première... apprend à lire, re; le catéchisme enseigne l'honnêteté, la chasteté, sance à Dieu et à ses représentants. Or, si le gou-

pper de certains bureaux ? Non, nos réformateurs oudraient pas de cette instruction obligatoire; et

Es

eependant, je le répète, savoir son catéchisme afin d'être un honnête citoyen est aussi utile au bien général que de savoir lire et écrire.

Prerre — Vous avez bien raison : les plus gros voleurs, les plus fines canailles ne sont pas tous des ignorants. Mais, et c'est ce que je ne comprends pas, pourquoi les pays cultivés, la France par exemple, ont-ils décrété l’instruction obligatoire ?

M. LAIEUNESSE —

l'ont déclaré ouvertement

l'école, puis à la déchristianiser.

Jacques — Et ourrait-on ici, avec le même moyen,

obtenir le même résultat ?

M. LAJEUNESSE — Parfaitement. C'est le premier anneau de la chaîne, le premier pas vers la réalisation du régime désiré. Une fois tout le monde à l'école, ils

S mettent celle-ci sous le contrôle du gouvernement. Voilà pourquoi ils demandent un ministre de l’Instruction publique et l’école gratuite. Ce ministre paiera, administrera les fonds; or, quand on paie, on a le droit de dire son mot,

d'intervenir dans le choix des professeurs, dans le pro-

gramme des matières de classe. Supposons un instant,

M. Damien Bouchard, ministre de l’Instruction publique. Croyez-vous qu’il insisterait beaucoup sur le catéchisme? qu’il ne regarderait pas de travers les catholiques à tous crins? Un jour les petits juifs du quar‘ier Saint-Louis viendraient se plaindre que, dans l’école obligatoire, on parle de religion chrétienne. Pour ne pas laisser effaroucher ses petits amis, et sous prétexte d'égalité devant la loi, notre ministre de l'Instruction publique supprime rait tout simplement i des écoles neutres, des éco raient de petits vauriens, des grands pays.

Voilà où l'on veut en V franes-maçons ont pris en min dans lequel on veut nous engager.

raison de dire que dangereuse ?

Pourquoi? Les partisans de la loi : pour arriver ainsi à laïciser

l'instruction religieuse, nous aurions les sans Dieu; n08 enfants semais nous serions à la hauteur

enir. C'est le chemin que les France et ailleurs; c’est le che N'’avais-je pôs la loi sur l'instruction obligatoire est

PIERRE - M. LaAJEt que vous n J ACQUES une requête M. Lareu loi était voté en plaindre PIERRE - M. Lux loi, quand u classe, l’inspe le et mettra raisons, aura JACQUES nesse; je les que j'aie bes L LAJEUN pas été votée, guise, mais a JACQUESs — et que le pre moi et se mêll la porte. Il:

du bureau d’h M. Laseur qu aggraver |’ Jours le dernie pour avoir gar inspecteurs sel faire de la résis frais ou de la

PIERRE — ] ie loi ?

. LAJE suffit. .

JACQUES — M. LAJEUNE

. Jacques — ] hstruction ob]

ERRE — Ah ! oui, parfaitement.

. LAJEUNESSE — Eh bien ! je vais plus loin; et je die vous n’en voudriez pas.

CQUES — Pardon, M. Lajeunesse, requête pour l'avoir.

LAIEUNESSE — Peut-être !

nous avons signé

Mais je le répète, si la

ait votée et appliquée, vous seriez les premiers à vous laindre.

RRE — Vous cruyez?...

LAJEUNESSE — J'en suis certain. D'après cette

iand un enfant de cinq à , l'inspecteur du gouvernement mettra à l'amende les parents

QUES — Mais mes enfants sont à moi, M. Lajeu- S’il arrive je le garde...

ant que la loi n’aura votée, vous êtes libre de régler chaque cas à votre mais après, ça se fera comme j'ai dit.

UES — Je vous répète que mes enfants sont à moi le premier inspecteur qui viendra écornifler chez se mêler de mes affaires de famille, je le flanque à 0. Il y a assez des gens du gaz, de l’aqueduc et au d'hygiène à nous achaler !

LAJEUNESSE — Résister à l’autorité ne fera aver l’offense : la loi doit toujours avoir et a toudernier mot. Vous Paierez de $5 à $20 d'amende, oir gardé l'enfant sans une bonne raison, dont les urs seront juges, et si vous vous permettez de

la résistance et du tapage, on vous collera d’autres de la prison.

E — Mais à part de cela ji ?

\WEUNESSE — Pas autre chose, c’est tout, et cela

* qu'y a-t-il encore dans

ES — En êtes-vous bien certain ?

JEUNESSE — Absolument, comme je vous parle.

ES — Mais je n’en veux Pas une miette de cette on obligatoire. :

M. Lusunesse — Quand je vous disais que si elle était votée vous seriez les premiers à vous en plaindre.

Jacques — Si j'avais cru que ce n'était qu'une invention pour persécuter les pauvres gens, pour engendrer des procès et faire gagner de l'argent aux avocats, je sais bien ce que j'aurais fait. Mais toi, Pierre, en veux-tu ?

Prerre — Cette question |! Tu sais bien que je ne suis pas un fou, hein !

Jacques — Et quand je pense qu'on m'a fait signer une requête pour demander qu'on impose l'instruction obligatoire à tous les Canadiens, tout simplement.

Pierre — Et moi aussi ! On m'a fait signer, mais tu comprends, je ne me doutais pas du tout que c'était ça au fond... Ah ! si je les tenais ES

Jacques — Franchement, c'est une canaillerie ! Il faut toujours se méfier des beaux parleurs. Au club, on nous a enjôlés avec de grandes phrases, et je crois les entendre encore : « Les Canadiens ne sont pas plus bêtes que les Anglais. Pourquoi ne pas demander l'instruction obligatoire puisque eux la demander: ? Pourquoi avoir peur des mots? Pourquoi vous faire conduire toujours par le bout du nez par les curés? Vous n'êtes pas un troupeau de moutons, vous ét. des hommes libres. Seuls les curés — et leurs amis, les castors, — ne veulent pas de l'instruction obligatoire. On sait bien pourquoi, allez ! c'est parce qu'ils veulent tenir le peuple dans l'ignorance, afin de le mieux exploiter.»

Pierre — Oui, on nous a répété tout ce que tu dis-là, mais je commence à voir clair dans leur jeu, et ils ont besoin de se lever matin pour m'attraper de nouveau.

Jacques — Moi aussi, j'en ai assez. Il y a un bout à se faire répéter chaque semaine qu’on est des moutons, des imbéciles, des exploités, etc., et qu’une demi-douzaine d’Anglais valent plus, par l'intelligence et l'activité, que tous s Canadiens ensemble.

M. Laseunesse — Mais, mes bons amis, le gouvernement ne l’a pas encore adoptée cette loi !

Pierre — Tant mieux ! et dites-lui bien que si jamais ça arrive, moi je vote contre lui, et je ne serai pas le seul,

je vous as:

sur l’instru Jacques

. LAJE

Le clan de:

qu'il cherel conseil? FE consiste, di gatoire, afin

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