‹ Politique de réalisations [par] A. MillerandChapitre 20 sur 73 · L INTRODUCTION · texte numérisé non relu

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rantl au ministère des Travaux publics, celles que firent naître le contrôle et la gestion des chemins de fer de l'État furent assurément les plus obsédantes. Elles se manifestèrent sous les formes les plus diverses, reparurent sous les moindres prétextes, attestèrent enfin une agitation préjudiciable à tous et particulièrement au public, et il ne fallut pas moins, pour la calmer, de la sollicitude réfléchie et bienveillante de M. Millerand, aUiée à la plus nette fermeté. i

Le rachat, en créant une situation nouvelle, -. avait provoqué dans les rangs exceptionnel- '"[ lement nombreux du personnel, des mouve- '\ ments contradictoires, ici des espérances im- j modérées, là des appréhensions, des craintes, | d'oii un trouble général des esprits. Enfin, l'ab--,^ sence d'un statut précis et des garanties qu'il comporte n'inquiétait pas moins la masse du ^ personnel, qui traduisait sa mauvaise humeur à tout propos en manifestations incohérentes. M. Millerand n'était pas plutôt arrivé boulevard Saint-Germain, qu'il était sur-le-champ assaini de réclamations du personnel. A tout 1 moment des délégations venaient l'entretenir " des revendications particulières de la caté-J gorie qu'elles représentaient. Dès qu'il eut pris contact avec les dilîérentes classes du

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personnel, M. Millerand estima, d'accord avec le Directeur, M. Beaugey, que seul un statut rigoureux et juste déterminant d'une manière précise la condition de toutes les sortes de personnel apporterait l'ordre et les garanties qu'on réclamait de toutes parts. Il pressa donc l'étude de cette réforme générale qui devait relever la situation de toutes les classes d'agents et d'ouvriers. En même temps, M. Millerand estimait qu'une fois ce statut d'équité accordé et mis en vigueur, il devenait indispensable d'en assurer le respect par le maintien dans tous les rangs du personnel de la plus vigilante discipline. Mais avant de mettre sur pied celte réforme, le ministre des Travaux publics avait pris en faveur de ce même personnel des mesures qu'on ne saurait omettre de signaler. On sait, par exemple, que sur l'ancien réseau- État avait été organisée la représentation du personnel auprès de la direction. Cette organisation apporte au personnel tout entier la certitude que ses intérêts professionnels seront défendus d'une manière régulière et permanente auprès de la direction par les délégués qu'il élit à cet effet. Le ministre des Travaux publics décida d'étendre au réseau racheté le bénéfice de cette réorganisation ; en même temps il réfor-

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