‹ Politique de réalisations [par] A. MillerandChapitre 35 sur 73 · LA SITUATION DU PERSONNEL DES CHEMINS DE FER · texte numérisé non relu

LA SITUATION DU PERSONNEL DES CHEMINS DE FER

M.M. (Camille Pelletan cl Mauiico Bciicaux (léveiopi>èrent. à la séance de la Chambre du o avril 1910, une inlerpellalioii relative à la situation du personnel des chemins de l'er. M. Berteaux insista plus particulièrement sur les difliciiltés qui lui semblaient résulter pour le personnel, du passage de l'ancienne Compagnie de l'Ouest à la nouvelle, administration de l'Etat. INI. Millerand répondit en ces Iciiues :

M. Millerand, ministre des Travaux publics, des Postes et des Télégraphes. — Messieurs, je veux que ma première parole soit pour m'associe r à riiommage mérité que plusieurs des orateurs qui se sont fait entendre ont rendu à l'esprit de dévouement et de discipline du personnel des chemins de fer pris dans son ensemble. C'est parce que les qualités de ce personnel le rendent particulièrement digne de la sollicitude du Gouvernement et du Parlement républicains que j'ai accueilli avec empressement la demande, que plusieurs de nos collègues m'avaient adressée, de porter à la tribune, sous forme d'interpellation,

des explications et des précisions nécessaires pour dissiper quelques inquiétudes, en mettant une fois de plus en pleine lumière la vérité et, s'il en était besoin, pour détourner ce personnel dévoué et discipliné de certaines excitations dont il serait la première victime.

Le Parlement, le Gouvernement républicains ont fait des promesses au personnel des chemins de for ; il faut le dire bien haut, ces promesses n'ont pas été viande creuse ; elles ont été tenues ; en outre, la législation des chemins de fer s'est enrichie, depuis un certain nombre irannées, de lois qui constituent pour le personnel des chemins de fer, au [)oint de vue matériel comme au point de vue moral, d'incontestables améliorations.

On rappelait avec raison tout à l'heure la grande loi sur les retraites du 21 juillet 1909. Dans un instant, ou demain; je soutiendrai devant le Sénat le vote, dans la loi de fmances, de l'article que vous avez adopté, pour étendre en principe au personnel des chemins de fer d'intérêt local et des tramways, en un mot à tout le personnel des chemins de fer, sans la moindre distinction, le bénéfice d'une législation spéciale, étant entendu que, comme il a été décidé dans la loi des retraites, en aucun cas et à quelque Compagnie qu'il appartînt, le personnel ne serait traité moins favorablement que les travailleurs de l'industrie. Vis-à-vis des

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