‹ Politique de réalisations [par] A. MillerandChapitre 54 sur 73 · BANQUET DU SYNDICAT DES ENTREPRENEURS DES TRAVAUX PUBLICS · texte numérisé non relu

BANQUET DU SYNDICAT DES ENTREPRENEURS DES TRAVAUX PUBLICS

En présence des membres du Syndicat des entrepreneurs des Travaux publics, M. Millerand traita, le 20 décembre 1909, l'importante question des rapports du patronat et de la main-d'œuvre, d'une part, et, d'autre part, ceux des entrepreneurs des Travaux publics et de lEtat.

Messieurs,

Pour répondre à l'aimable invitation que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser, je n'avais pas besoin d'évoquer la tradition qui veut que le ministre des Travaux publics ne manque pas d'assister à ce banquet : il me suffisait de me rappeler mon passé, et je remercie votre président d'avoir bien voulu ne pas oublier qu'au pouvoir et depuis lors j'ai toujours placé au premier rang de mes préoccupations le développement de l'outillage économique de la France.

C'est, en effet, au ministère du Commerce, en 1809 et lîJOO, que l'ut élaboré, par le Conseil supérieur du Commerce et de l'Industrie, le programme qui, revu par mon ami M. Pierre Baudin, alors ministre des Travaux publics, (levait être, quelques années plus tard, appliqué sous le nom, qui lui était bien dû, de programme Baudin.

Il y a quelques années, rentré dans le rang, j'étais au milieu de vous, vous vouliez bien lo rappeler, à votre Congrès de Bordeaux, et j'y défendais cette conception de l'autonomie des ports que j'ai été profondément heureux, dès mon arrivée au ministère des Travaux publics, de concréter, dans un projet de loi que j'ai préparé avec le concours de mes collègues. Il a été déposé sur le bureau de la Chambre dès la reprise de ses travaux et, j'en ai la confiance, il ne tardera pas à devenir loi pour le grand bien de notre pays. [Applaudissements.)

Le développement de l'outillage économique, l'accroissement continu de la prospérité nationale sont les conditions nécessaires de toute politique vraiment digne de notre pays. Vous êtes, messieurs, les premiers artisans de cette prospérité nationale. [Applaudissements .)

Comment, en elîet, l'imaginer sans le développement quotidien de ces grandes voies de transport, de ces routes qui font Tadmiration des étrangers et notre orgueil, de ces chemins

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